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sentimental animal (sappheo)
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— materialki —
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Orpheo Moretti
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— Messages : 67
— pseudo : balaclava.
— avatar + © : bogdan / self (avatar), lucio fontana, bb cendre (images), moi-même (signature, gif), corps / tordu (lyrics).

— âge : vingt-trois ans.
— statut civil : encore à téter le sein de sa mère, il préfère se perdre entre les reins masculins des nuits lointaines. dévoué entièrement qu'à la figure maternelle, il s'hypnotise de son regard, s'accroche à ses lèvres et n'en demande aucune autres.
— pouvoirs : tailor, magicien de l'apparence et des créatures divines. don qu'il utilise à des fins monstrueusement délicieuses. son cabinet de curiosité dégorge d'expérimentations comme une salle des trophées. doué, trop, il s'en blanchit les cheveux, s'en tord l'esprit.
— allégeance : sa tendre mère passe avant les autres. s'y joignent les moretti et la résistance, dans leur ombre grandissante.
— métier : smuggler pour la résistance. échappées humaines qu'il s'approprie en tant qu'atlas klein, vagabond vivace et charmant.
— tell me your story :

— points : 216

GET TO KNOW ME MORE
TIMELINE:
INVENTAIRE:
RELATIONS:
— 30.11.18 23:21 —

SENTIMENTAL ANIMAL
your days lasted very long, i'm running head down through the wall. my body's ready but not my tongue, i'm slowly dying after all — but i'm sorry ; i don't want to ruin myself. join me with your hanging rope. @sappho moretti

Elle ne sait pas. Mieux, elle ne sait rien. L'Orpheo tourne et ne joue plus. Son esprit se fait violon et crisse au creux de ses tympans bourdonnant de colère. Il n'a pas assez savouré. Sa langue n'a que trop peu tourné à l'orée de sa gorge et de ses reins imaginaires, il le sent. Je ne la sens plus. Les mains pâles se durcissent. Il les écarte, l'une après l'autre, puis les regarde l'air béat. Un voile s'en est allé, de ses paumes, s'envolant dans le chagrin de la Mère. Elle ne sait pas. Pire, elle imagine — et lui aussi. Devant la porte de cette chambre qu'il connaît si bien, il tourne, encore et encore. Tourne autant que les cercles vicieux, parfois rapide, parfois lent. Le regard s'abaisse vers ces dalles qu'il foulait autrefois d'un demi-pied. Puis, à la manière du morveux qu'elle était seule à appeler, Orpheo pose son oreille contre l'épais bois qui le sépare des sanglots. Mimesis. Il se recroqueville contre la porte comme s'il se fondait en elle. Les paumes aussi sèches que le bois, il les appose et ne fait qu'un avec l'obstacle. Sa bouche entrouverte est humide, à l'inverse de ses yeux. Il voudrait. Il faudrait. Pleurer l'absence ou panser le vide. Son cœur bat pourtant, à L'Orpheus, mais il bat seul. Seul, il pulse contre les pleurs et les hoquets incertains. Il chasse, comme ces vagues qu'il ne voit jamais ; à rameuter les larmes pour ensuite les rejeter loin, trop loin. Il les veut, puis ne les veut plus. Il veut comprendre, hurler, combler, jeter. Tuer encore ? Un sourire. L'anguille se mouve et vient pincer du bout des doigts la poignée de porte. Il l'enclenche, pénètre le bois. Se faufilant, toujours recroquevillé sur lui-même, il rampe presque. Son corps, dans sa lenteur, se rapproche dangereusement. Éclaboussé par les larmes, il fait crisser le violon encore ; c'est une symphonie dystopique qui ronge chaque parcelle de peau. Elle lui fait mal, sa peau. Elle lui fait mal, sa Mère. – Maman ? La tête, penchée sur le côté droit, s'apprête déjà, depuis quelques mètres, à se mucher au creux de son cou translucide. Si translucide qu'il y verrait les flots couler par dedans. Pour lui rappeler, sans cesse. Lui rappeler qu'il n'a pas fait coulé qu'un sang, mais deux. L'un après l'autre, comme s'ils s'attendaient. Orso, puis Sappho, mais pas d'Orpheo. Jamais. – Mon amour... Tes larmes me tuent autant qu'elles n'ont pas su le sauver. As-tu essayé ? Sa mâchoire se resserre alors qu'il arrive enfin à sa hauteur. Rampant, les genoux plissés, il se veut inférieur à elle. Docile. Il sourit, à nouveau, l'air du gamin qu'elle a oublié au profit de l'homme qu'elle forge. Ses mains rejoignent les siennes dans une tendresse surréaliste. Jouant dans sa paume, Orpheo se perd finalement entre les phalanges. – Laisse-moi te sortir de là. Qu'il décalque son visage pour le voir tenace, fort et vil. Comme il l'aime, d'un amour violent qui ne connaît ni la mort, ni les larmes qui s'ensuivent.
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