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Regardes-moi crever à leurs pieds - Alfhildr
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— spoilt and rotten —
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Moséus Virmund
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— Messages : 93
— pseudo : spf
— avatar + © : Tom Holland & lux aeterna

— âge : Vingt-quatre ans. Petit papillon dont les ailes sont froissées, il peine à voler.
— statut civil : Le verdict est tombé, c'est avec Cassiopeia Masoka qu'il se verra enchaîné le reste de sa petite existence. Une bonne chose? Il n'en sait rien, mais il sait que les choses risquent de ne pas être aussi simples.
— pouvoirs : L'humanité, simplement.
— allégeance : La reine, comme certains membres de sa famille, comme une évidence. Mais sa véritable allégeance va à son coeur.
— métier : Sans emploie, le gosse a cette noblesse qui lui permet d'oublier les contraintes des emplois.
— localisation : Autumn cour, ice cour, il fait des allés et venues, il se sent piégé dans le froid de l'obscurité.
— tell me your story : </br>www Alfhrid
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www Thomas
www Mise en situation
— disponibilité rp : Open bar babe
— points : 128
— 16.11.18 0:36 —


— Regardes-moi crever à leurs pieds  —
@ALFHILDR BYTCHKOV & MOSEUS VERMUND
Mon regard se perd, se fend devant cette animation, devant ces personnes qui s’égarent, viennent et vont. Effectivement, la cour Autumn est bien loin, ne laissant place qu’au froid, qu’à cette nouvelle déchirante. Il est temps pour moi de me fiancer, de laisser échapper cette liberté que j’aime tant. Depuis combien de temps suis-je là ? Immobile devant la grandeur du palais, refusant de faire un pas de plus, me laissant le temps de respirer, de profiter de ces quelques instants de répits ? Pourquoi maintenant ? Vingt-quatre ans, ce n’est rien, pas grand-chose dans une vie. Quelques années fanées, foutues à la poubelle pour en arriver là. Non, cette idée ne me plait pas, me rend fou, me donne cette douce nausée qui me laissera un gout amer d’ici quelques jours. Les marieuses décideront de mon sort, du sort de bien des jeunes. Beaucoup acceptent, d’autres ronchonnes ou se rebelles. Et moi là-dedans, où suis-je ? Pas bien loin, entre le feu et la glace, entre le noir et le blanc. Malheureusement, je n’accepte pas les nuances de gris, comme si cette couleur semblait interdite. Je réajuste mon manteau de fourrure, me protégeant davantage de ce froid au creux de ces montagnes. Je devrais y être habitué, oui, après tout, je vis dans cette froideur depuis que je suis venu au monde…Mais quelques fois, la chaleur d’un soleil brûlant me manque, me donne envie de me brûler les doigts. La noblesse, elle vient des quatre coins du pays, venant apprécier les festivités, le moment où deux familles seront unies par un mariage. Qui a-t-il de si beau de ne pas choisir l’amour de sa vie ? La personne avec qui on passera le reste de notre existence ? Je ne comprends pas, peut-être que je ne comprendrais jamais, c’est sûrement le cas.

Trop stupide, trop rêveur, c’est ce qu’ils diront tous. Ils pensent que la tendresse est une faiblesse, que la douceur d’un regard ne veut rien dire de bon. Mais savent-ils seulement ce qui, au fond, règne en moi ? Non, seuls quelques privilégiés malheureux peuvent le voir, peuvent le comprendre. Ma famille, certains de mes proches, l’ange est là, mais souvent pris d’assaut par un démon plus virulent que jamais. Je l’ai tenu endormi, du moins, j’ai essayé durant bien des années. Mais il revient, plus fort que jamais, fracturant ma volonté, brisant mes os, poison qui me dévore lentement mais sûrement. Un léger soupire s’égare d’entre mes lèvres alors que mes pas recommencent, suivant cette famille qui est mienne. Je suis en retrait, comme souvent, refusant de me mettre en avant. Je vis mieux dans l’ombre, c’est ironique n’est-ce pas ? Après tout, je suis le fils d’un homme ambitieux, d’un noble, je devrais être fier de ce qui m’appartiens, de ce que je possède. Mais je ne suis pas comme lui, je ne suis pas comme eux, j’ai toujours été trop différent, pas assez semblable. C’est ce qui fait ma force, potentiellement ma faiblesse, mais on ne m’arrachera pas le peu de liberté qui m’est encore accordé. Je veux vivre avec mes idées, je veux exister à travers mes yeux, pas à travers les leurs. Comment faire ? Là encore, je n’ai pas cette réponse. Je dois sourire, je dois aller bien, toujours bien…Je dois masquer, je dois continuer cette comédie perpétuelle pour que les miens soient en sécurité, pour ne pas trahir quoi que ce soit. Voilà un lourd fardeau, c’est une évidence, davantage pour un jeune homme comme moi, davantage mon le monstre qui ne cesse de se réveiller au fil des années.

Je m’éloigne, ils n’ont pas besoin de moi, je n’ai pas envie d’être trop proche d’eux. Je sais, ça peut paraître injuste, mais j’ai aussi besoin de ce silence pesant là où le bruit est assommant. Alors, je trouve un coin tranquille, je ne sais pas trop où je suis et je m’en souci que très peu. Au fond, je sais que je retrouverais mon chemin, j’ai un bon sens de l’orientation et je connais cet endroit pour y avoir souvent mis les pieds lors des événements et autres. Je fini par m’arrêter, par profiter. Ici c’est plus silencieux, moins bruyant et je peux enfin respirer comme je le sens, du moins, jusqu’à ce que j’entende des bruits de pas venir dans ma direction. Curiosité oblige, mon corps fait un demi-tour pour apercevoir une chevelure de feux, des traits froid, une élégance naturelle, cette beauté souvent enviée. Alfhidr, une noble que j’ai souvent dû confronter, à la relation houleuse, mais plus vue depuis plusieurs mois. On a grandi, mais elle n’a pas changée, du moins, pas en mal, au contraire, comme une fleur, elle s’embellit avec les années. Si elle est ici, c’est que comme moi, elle est piégée, mise en gage pour se faire fiancée, pour se faire passer l’anneau, unir deux familles…L’amertume est davantage palpable dans ma gorge, dans mes veines. Nous sommes des moutons prêts à partir à l’abattoir. Mon regard ne la quitte pas, comme ancré sur ce visage que j’ai souvent observé malgré sa froideur évidente.

AND NOW I RISE - 2018

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Alfhildr Bytchkov
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— pseudo : blastoise.
— avatar + © : katerine mcnamara + loudsilence

— âge : vingt-trois ans.
— statut civil : fiancée à Theos Beauchamps: le marteau est tombé, le choix de couronne passé. Son sort est finalement arrivé, vendue à une famille rivale. Alfhi ne sait rien de son fiancé à l'exception de son prénom...
— allégeance : depuis qu'elle est toute jeune, on lui a répété à mainte reprise que sa loyauté devait être pour les Bytchkov et la couronne. Avec le temps, la benjamine commence à se demander à qui elle devrait avoir 'allégeance'. Elle tente de se réconforter en ce disant qu'elle est loyale envers elle-même en premier et que cela ne limite pas son allégeance envers sa propre famille, ni son royaume.
— métier : elle fait partie de la noblesse de Thormar et n'a, techniquement, aucun métier. Pour passer le temps dans la winter court, la rouquine porte soins de se présenter à tout évènement politique, conseil et réuinion. elle se garde proche des déroulements de son propre 'royaume', mais aussi ce qui se déroule dans les autres cours et dans la capitale.
— localisation : habituellement dans la winter court, la jeune bytchokov se déplace sous les caprices de son paternel
— disponibilité rp : Full mes chatons (0/5): moséus, antosha, evdokiya, avalon, alix ♥
— points : 570
— 16.11.18 2:53 —

moséus & alfhildr
Le temps était finalement venu de se faire vendre. Depuis des années que la jeune femme frissonne à l'idée du jour où elle devra se déplacer dans la capitale de Thormar, rencontrer un jeune noble, un parti avantageux: un mariage entre elle et un homme qu'elle connaîtra simplement le nom de famille, quelqu'un qu'elle n'aimera pas. Alfhildr le sait depuis toujours que ce moment lui tombera dessus, qu'elle serait forcée d'abandonner le semblant de liberté qu'elle possède. Enfermer à vie par un bout de métal, une relation inévitable et loin d'être désiré, la rouquine redoute le Concordium comme si c'était une sentence de mort, verdict qui l'arrachera de son foyer. La froideur et la rigidité du palais du sud lui semblait un paradis chaleureux comparer aux chaînes de son futur mariage. Elle ne voulait rien savoir des marieuses, de leurs choix, de leurs opinions en ce qui concerne sa vie, amoureuse ou autre. Besoin excessif de contrôler toutes les possibilités, Alfhi se sentait coincé dans un engagement qu'elle ne pouvait annuler, qu'elle ne pourrait jamais rectifier. Il n'y avait aucun moyen de s'échapper, aucune sortie magique ou passage secret qui lui apporterait la liberté totale. La voilà donc dans le palais de glace, capitale de tous Thormar, là où elle allait passer les derniers jours de sa vie de jeune femme célibataire, là où elle pourrait encore être elle-même. Avec les années, Alfhi commençait à oublier qui elle était, ce qu'elle était au fond d'elle. Elle ne voyait ce que les autres percevaient d'elle, rouquine de glace, froide, méfiante et distante, ce n'était pas une surprise que les autres nobles lui adressait à peine la parole. Oh et le fait qu'elle était une Bytchkov: pourquoi ce fouler à eux tant et aussi longtemps que cela n'était pas nécessaire? Tous connaissent le tempérament de la noblesse du sud et personne ne voulait s'y frôler. Parfois, Alfhildr se demandait si elle était réellement capable d'émotions, de montrer quoi que soit d'autre qu'un désintérêt total. C'était un moyen parfait pour survivre chez elle, mais ici, dans la cour de glace, la jeune femme ne savait plus comment se comporter: sourire charmeur et yeux doux? Était-ce comme ça qu'elle allait survivre dans cet environnement?

La jeune femme secoue la tête. Tout cela n'était pas important: elle devait sortir de ses appartements et explorer un peu, profiter de chaque moment qu'elle avait encore pour elle avant de tomber sous la tutelle d'une autre. Habillée d'une robe bleutée et d'un livre à la main, la jeune femme s'aventure dans le palais, se promettant de s'amuser. Peut-être. Si elle savait ce que le terme voulait vraiment dire. Perdue dans sa tête, Alfhildr marche sans regarder où elle va, sans s'en faire. Dans quelques jours sa vie allait être complètement chambouler, alors pourquoi ruminer sur quelque chose d'aussi banale? Tournant couloir après couloir, admirant tout et rien, la jeune femme s'aventure autour d'un dernier coin, tombant face à un individu qu'elle ne s'attendait aucunement de voir dans la capital du nord. Un Virmud. Moséus. Rare était qu'il sortait de sa propre cour, qu'il s'aventurait dans le froid par pur amusement. Non. Il était là pour le même événement qu'elle, pour le même châtiment. Des fiançailles. Alfhi était certaine qu'il n'était pas engagé à une personne spécifique: il était là, comme elle, attendant la révélation de son partenaire de vie. Elle savait qu'elle ne devait pas être surprise de la tournure des événements, que c'était normal qu'il soit ici lui aussi, prêt à sacrifier sa vie par ordre de la société, par obligation familiale. Tout comme elle. C'était quand même étrange que, dans un palais aussi immense que celui-ci, qu'Alfhildr tomberait sur une personne qu'elle connaissait. La rouquine n'hésita pas une seconde, marchant directement vers lui. Pourquoi se faire des soucis pour quelque chose de si simple? Se dirigeant vers le jeune homme, la benjamine Bytchkov pris le temps de l'examiner de plus prêt: cela ne faisait que quelques mois, ou peut-être quelques années elle n'en était pas certaine, mais il lui semblait qu'il avait changé. Était-il plus grand maintenant? Alfhildr avait de la difficulté à voir les différences: Moséus était toujours la même personne qu'auparavant, un mec perdu dans les nuages, souriant et pleine de vie. Un jeune homme qui montrait toutes ces émotions comme si de rien n'était, comme si c'était quelque chose qui était normale. C'était peut-être elle qui était bizarre, celle qui allait à l'encontre de tous? Celle qui était incapable d'émettre quelques conques sentiment? Ce n'était plus le temps d'y penser: elle était déjà la face au jeune homme. « Moséus » Elle avait le droit de l'adresser ainsi non? Ils n'étaient pas des étrangers, n'étaient pas ennemi: c'était complètement normale qu'une jeune femme approche un homme à peine plus âgé qu'elle? Meh, ce n'était plus le moment de se délaisser, puisque de toute manière, c'était déjà fait.

(c) ANAPHORE
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Moséus Virmund
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— 17.11.18 15:21 —


— Regardes-moi crever à leurs pieds  —
@ALFHILDR BYTCHKOV & MOSEUS VERMUND
L’innocence s’envole, s’efface avec les années, finit par être happé par bien des événements, des comportements. J’aimerais que ça ne soit pas le cas, qu’au final, le monde reste à jamais en dessous de cette barrière dramatique qu’être adulte. Oui, je rêve de ce moment où, enfin, le monde cessera de s’entretuer, de se couronner, de diriger. Souvent, on m’a répété que tant qu’il y aura des rois il faudra désobéir, étrangement, je suis d’accord avec cette petite phrase insignifiante et pourtant condamnable. Une trahison silencieuse, peut-être, sûrement. Je ne suis pas de cet avis, mes pensées sont miennes, m’appartiennent et malheureusement, les dires à voix hautes est impossible, dangereux. J’aimerais avoir droit à cette parole, avoir un poids quelconque dans une société qui s’englouti dans le mensonge, dans les actes douloureux, terrifiants. Ça ne sera sûrement jamais le cas, sauf si les miens réussissent et encore, mon père n’est pas tant différent des autres. Il croit l’être, mais les années ont faites qu’il est devenu trop froid, trop sombre. Le père que j’ai ne changera jamais, entraînera les nôtres dans une chute sans fin, sans limites et ça, ça me terrifie. J’ai beau ne pas être comme eux, ne pas attirer l’attention des miens, je sais que je tomberais avec eux, que la vie est ainsi faite, que ma loyauté m’obligera à sombrer. J’aurais beau faire quoi que ce soit, les événements sont écrits dans un destin dont je n’ai pas encore connaissance. Mais pour l’heure, c’est ma vie que l’on met en cage, en gage. Je ne suis qu’un de plus qu’on jette en pâture aux marieuses, qui va devoir épouser une fille qui, peut-être, ne m’aimera jamais et à partir de ce moment-là, l’amour, le vrai, ne sera jamais plus possible, jamais plus envisageable. Nous serons tous damnés.

Donc oui, quand je la vois avancée vers moi, cette froideur toujours ancrée en elle comme une évidence, comme un charme certain qui offre tellement de possibilité. Un simple sourire vient franchir mes lèvres, bien que ce sourire n’est rien de chaud, de chaleureux. Non, il est dénué de sens, il n’a pas d’origines, il est là pour faire bonne figuration. Je vais bien, toujours bien. C’est ce que je me répète pour tenir bon, pour qu’ils puissent le croire, pour qu’ils ne comprennent pas que quelque chose ne va pas, que quelque chose cloche. Non, tout va bien, toujours, à jamais. Comme moi, elle n’est pas ici par hasard, comme moi, elle va être attachée à une personne qu’elle n’aimera peut-être jamais ou, au contraire, peut-être que le temps fera son œuvre. De toute façon, le choix, nous ne l’avons pas et dieu sait que j’aurais aimé connaître le grand amour. « Alfhidr » C’est simple, c’est bref, mais dans un sens, nos échanges n’ont jamais été fait de grands discours passionnés, dévorants. Non, nous sommes de la noblesse et, davantage, nous ne somme que des pions que nos parents avancent pour gagner en puissance. Mon père ne fait pas exception, le sien non plus. Je ne sais pas comment sont ses relations avec sa famille, mais j’espère secrètement qu’elles sont meilleures que les miennes avec ma fratrie. Comment grandir sereinement en n’étant pas aimé ? En n’étant pas à la hauteur de ce qu’on attend de nous ? Ce n’est pas possible, c’est un défi irréalisable et je l’ai compris depuis bien des années. Mais imbécile comme je suis, je continue d’espérer, je continue de croire que, peut-être, un jour, ils verront que j’ai plus de valeurs que ce fils trop tendre qu’ils voient en moi. Rêver, il ne me reste que ça.

« Je suppose que tu es là pour le Concordium, en tant que fiancée. » Oui, parce que pourquoi en serait-il autrement ? Elle a beaucoup à offrir, ne serait-ce que par sa beauté, que par son charisme. Je suis sûr qu’au fond, il y a quelqu’un de plus tendre, qu’il faut juste attendre, patienter, comprendre sa façon d’exister. Je suis quelqu’un qui aime voir les choses du bon côté, même si il n’y en a pas, rester positif est mieux que de crever sur place. Du moins, encore une fois, c’est ce que je me répète. Au final, je ne pense pas que quiconque serait ravi de m’être fiancée, au contraire. Les femmes, elles aiment les hommes plus caractériels, plus sombre, je n’ai rien de sombre, pas aux premières allures du moins. Elles ne savent pas que sous l’ange, le démon gronde, gratte mes entrailles pour sortir et sauter à la gorge du premier venu. Non, elles, elles doivent se dire que je suis trop ennuyant, trop tendre, pas assez fort. Elles ont torts, j’ai énormément à offrir, mais je ne l’offre pas à n’importe qui non plus. A quoi bon ? Le rejet, je connais, trop bien même, alors c’est mieux de refouler, de ne pas trop donner sans rien attendre en retour. Mais elle, elle a ce petit quelque chose en plus. Je ne la connais pas plus que ça, je l’ai croisé, quelques fois parlé, mais je n’ai jamais cherché à approfondir les sujets. Nous sommes différents, mais je suis certains que quelques facettes peuvent s’assembler, davantage dans un moment comme celui-ci. Je ne souris plus, parce que l’envie de sourire est partie en parlant du Concordium, il n’y a pas de raisons de sourire, pas pour des personnes comme nous.

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Alfhildr Bytchkov
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— 18.11.18 20:47 —

moséus & alfhildr
Le Concordium. À chaque fois qu'elle entendait le nom, la jeune femme devait se retenir de frissonner. Événement important, elle ne voulait rien savoir de celui-ci: elle aimerait oublier tout ce qui y était relié, toutes les implications et les subtilités attachées à cette occasion. Contrat et attachement, Alfhildr était consciente de ce que cela signifiait: l'union de deux personnes pour l'éternité, des liens forcés. Le château illuminait grâce aux festivités: Alflhir pouvait entendre de loin la commotion, les servants courant à droite et à gauche. Une cacophonie, de l'excitation envers un événement qui semblait rendre tout le monde joyeux. Alors, pourquoi est-ce qu'elle ne ressentait rien de tout cela? Pourquoi est-ce qu'elle n'était pas plus heureuse, plus fébrile, à cette idée? C'était une tradition, passé de génération en génération. Elle devrait ressentir plus que ça, non? Était-elle là, cherchant n'importe quel excuse pour simplement s'enfuir loin de cette obligation sociale. Alfhi ne c'était jamais vu comme une fille rêveuse, mais parfois, quand elle est perdue dans ces pensées les plus profondes, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer le monde autrement, de se demander ce qu'elle serait devenue sans les restrictions imposées par la noblesse. Aurait-elle était aussi froide, aussi intouchable? Est-ce que sa maison aurait été chaleureuse, elle et ces frères proches et aimant? C'était une pensée folle, complètement irréaliste: elle savait que rien ne pourrait effacer ou même changer le comportement de sa famille ou même le sien. Même si la nature avait eu d'autre plan pour elle, son éducation la forcé dans un autre chemin. Elle était un Bytchkov, une noble de la seule société humaine restante. Honorer ce qu'elle était, ce qu'elle allait probablement devenir, était la seule chose qu'elle pouvait faire désormais. Elle était là, au Concordium, plus ou moins chaude à l'idée d'une union mystérieuse. Alfhidr ne pourrait jamais s'en défaire, s'en débattre. C'était ce qu'elle était. Tout simplement.

Maintenant avec Moséus, seul devant-elle, un sourire aux lèvres, lui posant la même question qu'elle allait lui poser, question que tous deux connaissaient déjà la réponse. Même avec cette évidence devant-eux, il était impossible de ne pas le faire. Pourquoi avaient-ils besoin de confirmation en ce qui concerne leur situation? Pour la simple raison qu'un des deux auraient été sauf, libre d'aimer, libre de choisir? Hélas, cela ne sera jamais le cas, pour aucun deux. En guise de réponse à son questionnement, Alfhildr hoche de la tête. Est-ce qu'elle avait vraiment une autre réponse pour en ce qui concerne l'évidence de ces propos? Elle n'avait jamais été très bonne pour communiquer avec les autres: elle le savait et elle aurait préféré autrement.La rouquine se sentait comme un poisson hors l'eau, incapable de savoir ce qu'elle devait faire. C'est pour cela qu'elle pris son courage à deux mains, qu'elle allait tenter l'expérience d'une conversation complète, d'une discussion amicale. Pourquoi ne pas tenter le coup? Elle ne savait pas combien de temps elle avait encore avec la possibilité de faire ce qu'elle voulait: il était temps de sauter. « J'imagine que tu es ici pour la même chose » Elle pointe l'évidence, étant apparent son tour de faire de même. « Une idée avec qui tu vas te fiancer dans quelques jours? » Elle penche doucement la tête sur le côté sans s'en rendre compte: un mouvement ancré par l'habitude, éternellement associé au questionnement. Sa chevelure de feu la suit, se balançant du même côté, suivant son mouvement à la lettre. Avant ce moment, Alfhildr n'avait jamais posé une question aussi personnelle: pendant des années, la benjamine Bytchkov avait pris soin d'éviter tout attachement. La jeune femme refusait de souffrir sous les mains de quelqu'un d'autre, surtout d'une personne prétendant l'aimer. La peur de la trahison, de ce sentiment de perdre une partie d'elle-même par un être en qui elle avait confiance la terrifie encore à ce jour. Elle préfère ne jamais aimer, que d'aimer et de se le faire arracher.

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— 19.11.18 13:19 —


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@ALFHILDR BYTCHKOV & MOSEUS VERMUND
Il n’y a pas besoin de communiquer pour comprendre, sentir que les choses ne sont pas réjouissantes. Non, il n’y a pas de quoi sauter de joie, du moins, pas avec nous, pas pour nous. Certaines personnes sont heureuses, d’enfin, pouvoir voir leur destin scellé, lié à un autre ou une autre. Ce n’est pas notre cas, ça se voit comme le nez au milieu du visage. Pour ma part, c’est seulement une question d’amour, une question de liberté. Je veux y croire, rêver qu’un jour, mon cœur finira par s’accrocher, par crever sous le poids d’une émotion tant attendue. Mais en étant fiancé à une autre, comment pourrais-je m’infliger ça ? Infliger ça à quelqu’un d’autre ? Je ne suis pas ainsi…Les maîtresses ne sont pas une chose que j’envisage, si je dois me marier alors, la fidélité sera de rigueur. J’aurais des enfants, j’aurais une famille, je rendrais fier ceux qui me sont proches. Je vois peut-être les choses d’une façon trop spéciale, trop stupide. Donc oui, quelques paroles sont échangées, rien de bien sensationnelles, ça ne change pas des autres fois. Au fond, je pense qu’elle ne m’a jamais véritablement apprécié, pour de nombreuses raisons sûrement, des raisons qui doivent être valables dans sa tête, mais pas dans la mienne. Moi, j’a toujours eu tendance à être hypnotisé par cette beauté qu’elle porte sur ses traits, pas envié cette façon d’exister. Jalousie ? Un peu, mais pas que. Envier quelqu’un n’est pas forcément la jalouser, non, c’est une façon de voire les choses sous un angle différent, la rousse, elle est comme une mélodie que j’aimerais attraper et relâcher aux grés du vent, au gré d’une mélodie qui ne se finirait jamais. Je me trouve stupide de penser des choses pareilles, heureusement, elle ne peut pas lire dans mes pensées, ça aurait été très gênant.

Elle est là pour être fiancée, elle confirme, mais ne dit rien. Je me dis, qu’une fois de plus, la discussion sera impossible, que le lien ne pourra pas être placé entre nous. J’ai l’habitude, je pensais juste qu’en cette journée, les choses seraient différentes. Je me suis bien trompé…quoi que…elle ouvre la bouche et des mots traverses ses pulpeuses et, sur le coup, je suis assez surpris. Elle n’a jamais engagé une conversation, n’a jamais fait en sorte de la poursuivre non plus. La surprise est bonne, plutôt agréable pour une fois… « Tu imagines bien. » Dis-je simplement. Que pourrais-je répondre à ça ? Rien de plus, rien de moins. Elle connait la réponse, comme beaucoup d’autres jeunes fiancés, jeunes mariés aussi qui se verront promettre fidélité à cette moitié qui s’unira à leur vie lors du Concordium. Heureusement, je n’en suis pas encore là, je serais juste fiancé à quelqu’un, pas encore marié, ça me laissera peut-être un peu de répit l’espace de quelques mois avant d’envisager produire un héritier. Ça me fait mal ça aussi…ça me fait peur. Je n’ai jamais gouté aux plaisirs de la chair, me retrouver dans une telle situation avec une femme me donne des frissons d’angoisse. Effectivement, je risque de faire un bien piètre mari au début, mais bon, après tout, ce sont des choses qui s’apprennent au fur et à mesure non ? « Non du tout, puis, disons que je préfère ne pas me faire des images…Ne pas y penser est plus facile que d’imaginer…ce que l’avenir me réserve. » Dis-je en replaçant légèrement ma veste convenablement, le manteau de fourrure étant agréable chaud, mais également assez lourd de part les multiples peaux qui font de lui ce qu’il est aujourd’hui.

« Et toi ? Une petite idée ? » Dis-je en reposant mon regard sur elle, venant planter mes iris dans les siennes. Je me mords l’intérieure de la joue, laisse ma crainte tenter de s’envoler alors que je lui propose simplement. « Tu veux marcher un peu en ma compagnie ? » Autant ne pas rester immobile à ne rien faire, marcher est plus agréable que de rester immobile, du moins, à mes yeux. Je n’ai jamais aimé ne rien faire, jamais aimé rester assis trop longtemps, immobile plus que nécessaire. J’aime bouger, vaguer à gauche et à droite, m’imaginant d’autres lointains paysages. « Sauf si, bien sûr, tu as des choses plus intéressantes à faire. » Je lui laisse une porte de sortie, une chance de se rétracter, de ne pas me tenir compagnie. Puis, après tout, qui sait, elle ne veut peut-être pas être vue en ma simple compagnie. Les ragots ça va vite, les rumeurs sont souvent infondées, mais à mes yeux, ça n’a aucune importance et je ne pense pas que la jolie rousse soit l’une de ces filles à prêter attention à cela également. Mais après tout, je ne la connais pas, je ne saurais dire si je me trompe ou non.


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Alfhildr Bytchkov
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— âge : vingt-trois ans.
— statut civil : fiancée à Theos Beauchamps: le marteau est tombé, le choix de couronne passé. Son sort est finalement arrivé, vendue à une famille rivale. Alfhi ne sait rien de son fiancé à l'exception de son prénom...
— allégeance : depuis qu'elle est toute jeune, on lui a répété à mainte reprise que sa loyauté devait être pour les Bytchkov et la couronne. Avec le temps, la benjamine commence à se demander à qui elle devrait avoir 'allégeance'. Elle tente de se réconforter en ce disant qu'elle est loyale envers elle-même en premier et que cela ne limite pas son allégeance envers sa propre famille, ni son royaume.
— métier : elle fait partie de la noblesse de Thormar et n'a, techniquement, aucun métier. Pour passer le temps dans la winter court, la rouquine porte soins de se présenter à tout évènement politique, conseil et réuinion. elle se garde proche des déroulements de son propre 'royaume', mais aussi ce qui se déroule dans les autres cours et dans la capitale.
— localisation : habituellement dans la winter court, la jeune bytchokov se déplace sous les caprices de son paternel
— disponibilité rp : Full mes chatons (0/5): moséus, antosha, evdokiya, avalon, alix ♥
— points : 570
— 22.11.18 0:42 —

moséus & alfhildr
Elle était aussi surprise que lui: Alfhildr n'avait jamais poussé la conversation auparavant, n'était jamais la première à se lancer ou à poursuivre quelconque bavardage. Elle avait appris très tôt dans la vie les conséquences liées à l'attachement, amoureuse ou amicale, pouvait lui apporter. Fourbes et faiblesses, la jeune Bytchkov refusait d'être manipuler au travers les gens qu'elle aimait, les personnes qu'elle tenait à coeur. Elle pouvait les compter sur une main et même là elle en était aucunement certaine. Elle n'avait aucune définition, aucune idée ce qui pouvait décrire un amour, peut-importe la nature de celui-ci. Pour elle, comme son père lui avait apprise quand elle était gosse, tout acte ressemblant à de l'affection pouvait être utilisé contre elle, une arme. En grandissant, Alfhi avait tenté de se protéger de tout cela: elle ne voulait pas être vue comme faible ou maniable. Ce n'était que plus tard, des années et des années après qu'elle avait réalisé l'erreur de son approche: au lieu de se protéger, elle s'était isolée, c'était poussé loin de tous. Elle voulait blâmer son paternel, n'importe qui vraiment, pour comment ces relations ont développé au travers des années. Mais elle savait qu'elle n'avait personne d'autre qu'elle-même à condamner. Elle voulait plus pour elle-même: Alfhi rêvait d'un jour pouvoir se détacher de ses propres choix d'enfant, d'oublier et de recommencer à vire. Non, de commencer à vivre. Elle voulait apprendre tout ce qu'elle avait repoussé pendant toutes ces années, de voir les gens autrement qu'en tant que jetons, de ne plus les percevoir comme de futur menace. Elle voulait cette liberté pendant qu'elle pouvait toujours l'avoir et elle comme avec la première personne lui, Moséus. Il lui tendait une perche, une possibilité de s'échapper seulement pour un instant. Pourquoi ne pas la prendre? Pourquoi ne pas tenter le coup, essayer quelque chose de nouveau? C'est pourquoi elle avait fait le premier pas, pourquoi elle avait continué une conversation où elle ne connaissait pas le résultat: l'idée de se faire rejeter, de se faire écarter, de se faire dire non, lui était passé à l'esprit. Alfhildr avait déjà en tête l'idée de faire autre chose de sa vie et n'était pas le genre de se délaisser. Peur ou non, angoisse ou non, elle allait prendre son courage à deux mains. Peut-importe les conséquences, la jeune Bytchkov pouvait se dire qu'elle avait fait quelque chose pour elle-même, qu'elle avait accompli quelque chose complètement différent de sa nature. C'est seulement quand Moséus lui répond qu'elle réalise l'immensité de la situation: elle s'était lancée et maintenant elle n'était plus certaine de ce qu'elle devait maintenant faire. Elle s'était elle-même surprise, abasourdi par son comportement. Il fallait simplement qu'elle réponde maintenant. Ce n'était pas si compliqué que ça… non?

« Tu n'es pas légèrement curieux ou même… » Alfhi prendre une respiration avant de lancer un rapide « anxieux? » Venait-elle de lâcher une de ses émotions au milieu de la conversation? La journée où elle décide de se jeter à l'eau, elle se sent déjà embarrassé par ses actions: il ne voulait pas être étouffé parce qu'elle ressentait. Il avait déjà, probablement, certainement, ses propres réservations sur le sujet. Qui était-elle de le rendre encore plus nerveux, ou il l'était pas du tout et elle s'imaginait des trucs, de le pousser dans une conversation de ce genre? Elle secoue doucement la tête avant de poursuivre, tentant d'oublier son embarras. « Non, aucune idée. Peut-être que l'événement serait moins… » elle avait de la difficulté à trouver le mot juste: elle ne voulait dire ‘pénible' ou n'importe quoi d'autre avec des connotations négatives, quoi qu'il n'y avait rien de joyeux en ce qui concerne le Concordium… Alfhildr ne trouvait rien, absolument rien pour décrire ses sentiments sans la possibilité d'offenser leur tradition. C'était impossible, si bien qu'elle décide de ne pas terminer sa phrase: pourquoi finalisé quelque chose qui n'avait aucun besoin d'être clos? C'est la qu'une invitation à marcher lui arrive aux oreilles. Elle ne s'était jamais fait demander cela auparavant. La rouquine n'était pas née hier: elle savait que des conséquences seraient possibles s'ils étaient vus ensemble, marchant et bavardant, avant la grande cérémonie. Tous ceux qui les voyaient pourraient former une dizaine d'idées en ce qui concerne la nature de leur relation: est-ce qu'il était fiancé? Est-ce qu'ils étaient plus que des connaissances? Le simple fait qu'elle, la froide benjamine Bytchkov en compagnie d'une personne et encore la d'un garçon, pourrait se propager comme du feu au travers de la cours de glace. Ces rumeurs pourraient se rendre aux oreilles de son paternel. Toutes ces possibilités, tous ces résultats qui devaient la dissuadé de prendre une telle action aboutie absolument à « Pourquoi pas? ». Absolument rien. Elle était tannée, fatiguer même, de devoir toujours penser et analyser tout autour d'elle. Alfhildr voulait vivre un peu et passer un peu de temps avec Moséus, avec une personne qui voulait sincèrement discuter avec elle, semblait la meilleure des idées, mieux que de rien faire dans ses quartiers privés. Mieux valait sauté et échouer que de se cacher et ne rien accomplir.

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— âge : Vingt-quatre ans. Petit papillon dont les ailes sont froissées, il peine à voler.
— statut civil : Le verdict est tombé, c'est avec Cassiopeia Masoka qu'il se verra enchaîné le reste de sa petite existence. Une bonne chose? Il n'en sait rien, mais il sait que les choses risquent de ne pas être aussi simples.
— pouvoirs : L'humanité, simplement.
— allégeance : La reine, comme certains membres de sa famille, comme une évidence. Mais sa véritable allégeance va à son coeur.
— métier : Sans emploie, le gosse a cette noblesse qui lui permet d'oublier les contraintes des emplois.
— localisation : Autumn cour, ice cour, il fait des allés et venues, il se sent piégé dans le froid de l'obscurité.
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— Regardes-moi crever à leurs pieds  —
@ALFHILDR BYTCHKOV & MOSEUS VERMUND
« Tu n’es pas légèrement curieux ou même…anxieux ? » Si, bien sûr, mais que puis-je y faire ? Je n’ai pas de pouvoirs, je n’ai pas le choix que d’accepter cette évidence, cette condamnation à mort. Parce que c’est ce que j’éprouve, en cet instant. Ces fiançailles sont une condamnation à mort, une entrave à ma liberté, un moyen d’unir deux familles qui ne se connaissent pas ou encore, qui ne s’acceptent pas. Je n’ai pas le droit à la parole. Pourtant, j’aimerais hurler, oui, hurler que je n’en veux pas de ces alliances, hurler que je veux aimer qui je veux, quand je le souhaite. Je veux trouver l’amour de ma vie, trouver la personne qui fera palpiter mon cœur au point qu’il réclamera de sortir de ma poitrine. Oui, j’aimerais pouvoir choisir la personne avec qui j’aurais des enfants, avec qui j’avancerais sans jamais penser qu’au fond, l’amour n’existe pas. Malheureusement, ce ne sont que de douces illusions, des rêves qui ne verront pas le jour et ça, c’est quelque chose de cruel. Si seulement je pouvais cesser de rêver, de croire que je mérite mieux, de croire que le monde pourrait tourner autrement. Mais ce n’est pas le cas. Je suis un doux rêveur, une personne qui y croit tellement fort, tellement passionnément, que les rêves ne s’effacent jamais…du moins, pas totalement. « Si, bien sûr. Mais que puis-je y faire ? Rien. Les marieuses tiennent mon destin entre leurs mains, je ne vois pas de solutions à ce problème, alors, je préfère m’abstenir d’y penser. C’est plus facile… » Oui, c’est plus facile à gérer pour moi pour ne pas sombrer, pour ne pas m’écrouler. Pas encore du moins, parce que ça arrivera. Je finirais par m’étaler, étouffé par le poids de mes regrets, de mes incertitudes, mais pas ce soir.

Finalement, je lui demande si elle, elle a une petite idée de qui elle se verra attachée. Elle parle, commence sa phrase, mais ne la termine pas. Elle n’en a pas besoin, je ne suis pas stupide, je sais ce qu’elle veut dire. Alors, je me contente de lui sourire, un sourire qui se veut rassurant, un sourire qui veut dire tellement de choses. « Sûrement. » Pas d’affirmations, parce que je sais que je ne peux pas me le permettre, le lui promettre. Personnellement, je sais que l’événement sera d’autant plus pénible une fois qu’il aura lieu, une fois que ça sera officiel. Oui, si ça se trouve, les marieuses savent déjà qui je vais épouser prochainement, mais moi, je ne le sais pas et c’est sûrement mieux ainsi…autant profiter de mes quelques heures de libertés, les dernières. Alors, je lui propose de marcher un peu, sauf si elle a quelque chose de plus important à faire. Ainsi, je lui laisse la chance de s’en aller, de me laisser seul et de reprendre ses occupations. Si ça se trouve, c’est ce qu’elle veut…mais non, étrangement, elle accepte avec une certaine facilité, ce qui en soit, est autant une victoire que surprenant. La rouquine n’a jamais daigné rester en ma compagnie plus longtemps, comme quoi, un événement semblable peut rapprocher. Nous sommes dans le même bateau, nous sommes dans la même situation. Autant partager nos derniers moments, ces instants où les choses semblent moins compliquées, où les choses semblent moins pénibles avant que le monde ne nous tombe dessus. Mais elle, je suis sûr qu’elle va s’en sortir, qu’elle pourra continuer à avancer. Pour ma part, je n’en suis pas spécialement certain de pouvoir gérer la situation, pas avec mes frêles épaules, mon caractère trop tendre…

Alors, je commence à avancer en sa compagnie, gardant quelques instants le silence. Elle n’est pas bavarde, mais ça, je l’avais déjà remarqué. Alors, je finis par me mordre la lève inférieure, cherchant quelque chose d’intelligent à dire. Finalement, quelques paroles s’échappent de mes lèvres, mais pas celles que j’avais prévues. « Dis-moi…pourquoi tu ne m’as jamais apprécié ? Je veux dire…j’ai bien remarqué que quelque chose t’a toujours dérangé chez moi, mais je n’ai jamais su quoi. » Dis-je d’une façon plus basse, plus gênée. J’ai toujours souhaité lui poser la question, malheureusement, le moment ne s’est jamais prêté à ce genre de chose. Aujourd’hui, ce n’est pas la même chose et au fond, peut-être que ça pourra m’aider à trouver les réponses que j’attends.

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Alfhildr Bytchkov
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— métier : elle fait partie de la noblesse de Thormar et n'a, techniquement, aucun métier. Pour passer le temps dans la winter court, la rouquine porte soins de se présenter à tout évènement politique, conseil et réuinion. elle se garde proche des déroulements de son propre 'royaume', mais aussi ce qui se déroule dans les autres cours et dans la capitale.
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— 27.11.18 1:10 —

moséus & alfhildr
Cette journée devenait de plus en plus étrange aux yeux de la rouquine. Jamais aurait-elle pu prévoir la tournure des événements: qu'elle, Alfhildr Bytchkov, aurait pris le temps de sortir de sa coquille, qu'elle aurait utilisé les derniers moments de sa liberté pour discuter avec quelqu'un qu'elle connaissait à peine. Qui aurait pu le croire? Maudit, elle-même avait de la difficulté. Elle avait toujours été asociale, toujours consciente de ses actions, de ses paroles. À cause de sa position dans la société, la benjamine Bytchkov à toujours marcher sur des oeufs, toujours fait attention. C'était tout simplement qui elle était: elle était une héritière d'une des familles les plus puissantes de Thormar. Elle avait des responsabilités: tous avaient des attentes en ce qui la concernait. Elle devait toujours être la représentation de la perfection: forcé d'être quelqu'un qu'elle n'était pas pour le plaisir des autres. Éternellement prise entre servir sa famille avec honneur et être simplement elle, la jeune rouquine n'avait jamais tenté de faire autrement qu'obéir. Elle voulait changer tout ça, voulait explorer les possibilités d'une vraie conversation, d'explorer les facettes de sa personnalité qu'elle avait refoulée pendant tous ce temps. Elle voulait faire la discussion avec quelqu'un de son âge, quelqu'un qui pouvait comprendre ce qu'elle vivait. Elle voulait partager son fardeau avec quelqu'un qui n'était pas un membre de sa propre famille. C'était une expérimentation, un test envers elle-même. Était-elle vraiment prête à tout cela, prête à aller contre ces instincts? C'était trop tard maintenant, Alfhi c'était déjà engagé dans une conversation, alors pourquoi est-ce qu'elle continuait de se demander si elle faisait la bonne chose? Puis la réponse de son compagnon, lui arrivant finalement aux oreilles, la surprend grandement. Tellement qu'elle dût se concentrer pour ne montrer aucune réaction, pour ne pas divulguer ses pensées. Lui? Nerveux et anxieux? Elle n'en revenait pas. Alfhildr ne l'avait jamais perçu comme quelqu'un qui pensait à ce genre de choses. Dans sa tête, Moséus avait toujours été un gamin rêveur et joyeux, un gosse qui ne portait pas attention aux apparences ni à leur statut dans la société. Elle l'avait toujours vu comme indifférent en ce qui concernait la réalité: elle avait présumer que sa réaction envers le Concordium serait similaire, que l'événement l'aurait à peine affecté. Elle avait clairement tort: son commentaire, son expression, démontre que cette situation le dépassait. Et encore, Alfhildr avait de la difficulté à l'accepter: ce n'était pas l'image qu'elle avait de lui… Mais c'était vraiment le sourire que Moséus lâcha qu'elle compris vraiment ces propos. Ce n'était pas un sourire de pitié ou d'inconfort: celui-ci était remplit de réassurance, de compréhension. C'était un sourire qui projetait les mêmes anxiétés qu'elle, le même fardeau. Soudainement elle se sentait moins seule, moins isolé dans le monde. Elle n'était pas unique dans ses sentiments envers cette tradition archaïque. Elle se sentait plus légère d'un coup, moins stresser. Elle n'était plus seule. Alfhildr lâche un sourire à peine perceptible: elle s'était laissé amadouer par cette idée d'appartenance, cette notion où elle croyait finalement appartenir.

Sa question était soudaine, lancer rapidement sous son souffle: est-ce qu'elle ne l'appréciait pas? Avait-elle une aversion envers lui, envers sa compagnie? La jeune femme, légèrement secoué par cette ligne de questionnements, s'arrêta dans de marcher. Avait-elle était méprisable envers lui au travers des années? Alfhildr tente de penser à la meilleure des réponses. Que pouvait-elle faire d'autre qu'être honnête avec lui? « Moséus… » Elle prend une petite respiration, essayant de trouver un peu de courage. « Ce n'est pas que je ne t'appréciais pas… C'est seulement... » Déjà qu'elle n'était pas alaise avec les conversations en général. Respire Alfhi, c'est qu'une question « C'était plus de la jalousie d'accord? Tu… » Elle recommence à marcher, espérant qu'avec du mouvement, elle pourrait être capable de trouver les mots. « Tu étais toujours souriant et joyeux et content. Tu rêvais de toute sorte de choses et personne ne te réprimandais. Tu avais la possibilité d'être comme ça, d'être toi-même. Je n'ai jamais eu ça, ce choix. » Elle secoue la tête, frustré par ses propres émotions: « J'ai toujours eu besoin d'être une Bytchkov, d'être ce que mon père voulait que je sois, même si ce n'était pas ce que je voulais. Tu étais libre. » Elle soupire, complètement drainé par la vague d'émotions qui venaient de sortir d'elle. Elle ne savait pas comment se sentir: soulager, indifférente ou horrible? Abattu, la jeune femme, voyant un banc proche d'eux, décide de s'y percher.

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