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;; heart of glass, mind made of stone ;; iseult
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— drüskelle —
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Iseult Beauchamps
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— Messages : 209
— pseudo : ICE AND FIRE. (MANON)
— avatar + © : ADELAIDE KANE. (@NOTYOURMAMA AKA CHLOE QUEEN)

— âge : VINGT-NEUF ANS, vieille, c'est ce qu'on aime lui dire. majorité passée depuis maintenant bien des années, iseult est devenue femme, elle est devenue grande, forte, mature, terriblement capable d'ôter la vie à n'importe qui. les années se sont écoulées et iseult est toujours seule, si seule qu'on se demanderait parfois si elle ne terminera pas vieille fille, avec comme seule compagne son épée.
— statut civil : CELIBATAIRE, bientôt fiancée, l'échéance va tomber comme un gong, alors qu'iseult n'a jamais aimé qu'un seul homme et que celui-ci est cruellement hors de sa portée. elle n'avouera jamais ses sentiments, ni ses intentions, mais l'idée même d'être courtisée par un autre, promise à un autre l'offusque terriblement.
— pouvoirs : HEARTRENDER, Un pouvoir terriblement satisfaisant qui n'en laisse pas un indifférent. De ses longs doigts, elle sait faire courber l'échine à n'importe qui quand l'envie lui en vient, alors qu'elle tient entre ses mains les organes les plus vitaux d'un humain. Elle ne peut tuer, ne peut qu'immobiliser, mais c'est juste assez pour la faire jouir de la puissance de ce don qu'on lui a offert.
— allégeance : la résistance grisha, ucucucucuc
— métier : drüskelle, ucucucucuc
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BABE, THERE'S SOMETHING SO TRAGIC ABOUT YOU, SOMETHING SO MAGIC ABOUT YOU, DON' YOU AGREE?
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BABE, THERE'S SOMETHING SO TRAGIC ABOUT YOU, SOMETHING SO MAGIC ABOUT YOU, DON' YOU AGREE?

— disponibilité rp : (4/4) ivan, antosha, ilyah, famille.
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— 19.08.18 20:08 —


— iseult beauchamps
we scooped our way into your dreams,
to knock the knives out bloody cold,
and lead you down the unforsaken road.
PRENOM, NOM - beauchamps, iseult ;; un nom que l'on connaît, que l'on murmure derrière les portes fermées de peur de se faire entendre. les rumeurs courent que les beauchamps boient du sang pour s'abbreuver, qu'ils tuent les yeux fermés, qu'ils n'ont ni âme, ni sentiment. elle en porte le blason, mais pas le terrible maléfice, iseult est une femme de conscience, iseult est un poing ferme, mais jamais cruel.  AGE - 29 ans ;; vieille, c'est ce qu'on aime lui dire. majorité passée depuis maintenant bien des années, iseult est devenue femme, elle est devenue grande, forte, mature, terriblement capable d'ôter la vie à n'importe qui. les années se sont écoulées et iseult est toujours seule, si seule qu'on se demanderait parfois si elle ne terminera pas vieille fille, avec comme seule compagne son épée. DATE ET LIEUX DE NAISSANCE - ice-court ;; sa mère étant en voyage accompagnée de son mari, les jumeaux ont vu le jour au coeur du continent un cinq décembre. les yeux curieux se sont posés sur eux alors qu'ils laissaient échapper leur premier souffle; l'on savait dès l'instant où les jumeaux se sont vus, qu'un lien incassable les unirait.  STATUT - célibataire ;; bientôt fiancée, l'échéance va tomber comme un gong, alors qu'iseult n'a jamais aimé qu'un seul homme et que celui-ci est cruellement hors de sa portée. elle n'avouera jamais ses sentiments, ni ses intentions, mais l'idée même d'être courtisée par un autre, promise à un autre l'offusque terriblement. METIER - drüskelle ;; Enfant qui a appris à se battre avant même de savoir lire, il a été tout naturel, quand l'ordre des Druskelle a été réhabilité de la faire monter en grade et accepter la destiné qui lui a toujours été offerte. En réalité, Iseult ne fait qu'espionner le camp ennemi alors que son allégeance va tout droit au coeur de ce que son nom voudrait pour toujours anéantir. POUVOIR - heartrender ;; Un pouvoir terriblement satisfaisant qui n'en laisse pas un indifférent. De ses longs doigts, elle sait faire courber l'échine à n'importe qui quand l'envie lui en vient, alors qu'elle tient entre ses mains les organes les plus vitaux d'un humain. Elle ne peut tuer, ne peut qu'immobiliser, mais c'est juste assez pour la faire jouir de la puissance de ce don qu'on lui a offert. ALLEGEANCE - résistance ;; Dans son coeur Iseult a toujours été fière de ce qu'elle était. Si elle cache sa réelle condition au monde, son allégeance va, ira toujours à la résistance Grisha. Elle ne supporte pas l'idée que son peuple puisse être pourchassé si cruellement par des armes que sa propre famille a formé. LIEU DE LOCALISATION - camp royal ;; Elle est actuellement stationnée à la capitale pour chasser en ces lieux. Elle sait que non loin, le camp des Moretti est dressée et tente de faire tout ce qui est en son pouvoir pour gommer les traces de celui-ci. Jusqu'à quand? elle n'en sait rien. CREDITS ET AVATARS - adelaide kane. @ultraviolences.
CARACTERE - a des opinions arrêtées, têtue, bornée, souriante, extravertie, bonne menteuse, impulsive, aime le contrôle, autoritaire, intolérante, impatiente, maligne, passionnée, intéressée, fière, orgueilleuse, insolente, capricieuse, protectrice, câline, partagée.
— WHO ARE YOU REALLY? —
QUESTION 1 - QUEL EST LE POINT DE VUE DE VOTRE PERSONNAGE SUR LA RESISTANCE GRISHA? iseult veut la voir vaincre, elle veut la voir tuer, elle veut la voir crever tout ceux qui ont pu faire leur faire du mal dans le passé. elle sait que son propre nom réside en haut de cette liste d'ennemis, mais elle a appris à faire la paix avec ce fait, elle a appris à faire la part des choses et à défendre ce qu'elle a défendre. Les Grisha sont à ses yeux sa nouvelle famille, et elle n'hésitera pas une seule seconde à utiliser toutes les armes qui se cachent dans son attirail pour aider la cause; même si cela veut dire anéantir son oncle et ses sbires.

QUESTION 2 - COMMENT VIT VOTRE PERSONNAGE SA CONDITION DE GRISHA? Iseult le vit parfaitement bien, sa mère aimait parfois qu'il avait probablement été sa destiné que de naître avec ses pouvoirs. la cause Grisha ainsi que les pouvoirs que sa nature lui offrent sont des choses qui lui tiennent énormément à coeur. Elle n'a jamais eu de souci à se montrer fière de ce qu'elle est et continue chaque jour à aider ceux qu'elle perçoit comme son peuple. Il est temps que les grisha répondent, que l'oppression cesse, que les Beauchamps dévoilent leurs vrais visages pour s'armer de leur hache de guerre.

QUESTION 3 - COMMENT SE POSITIONNE VOTRE PERSONNAGE PAR RAPPORT A LA PURETE DES GRISHA? la pureté grisha n'a jamais été un sujet auquel Iseult s'est intéressée. à ses yeux, pur ou mêlé ne fait pas de différence. un peuple qui se veut aliéné, pourchassé, esclavagisé ne devrait pas faire se scinder, ne devrait pas essayer de se battre pour prouver qu'un est plus fort que l'autre. étant mêlée elle-même, elle a l'entière conviction qu'elle mérite sa place autant au sein de son peuple que dans la résistance. rien, ni personne ne pourra jamais la convaincre du contraire.
LIAR LIAR LIAR ;; le sang a été scindé en deux entités bien distinctes, à la fois sorcière, à la fois humaine, la Beauchamps n’a pourtant jamais ressenti la peur de ne pas appartenir. Elle savait qui elle était dès son enfance, n’avait pas peur de le crier haut et fort (aux oreilles de ceux qui avaient le droit de l’entendre) qu’elle se fichait bien des doctrines encouragées par son nom et son sang. Elle a appris à mentir, à vivre avec sa condition, ses pouvoirs assoiffés d’agir, de faire leur effet. Enfant libre, enfant qui se veut impulsive, elle défend son terrain comme une louve en rage, et n’hésite, et n’hésitera pas une seule seconde à mordre avec amertume tout ceux qui viendront attaquer son cœur : la cause Grisha, la résistance. UNCLE ;; Antoine a vu en elle un potentiel que d’autres n’avaient pas. Peut-être parce que la gosse s’acceptait, acceptait les mensonges et sa condition. Elle était libre, parfois ardente d’apprendre de nouvelles choses. Alors il l’a entraîné, traité comme sa propre fille, espérant ainsi peut-être s’incruster dans la seconde branche. Elle le hait, comme il lui inspire respect. Antoine Beauchamps est un grand homme, un homme puissant, maladivement ambitieux mais surtout sanguinaire. Si elle aimerait le voir enterrer six pieds sous terre pour tout ce qu’il a fait endurer aux siens, il n’en est pas moins qu’elle a toujours ressenti un besoin ardent de l’impressionner, de récolter son approbation. Ces temps-là semblent pourtant résolus, alors que le besoin de voir la fierté dans les yeux de son oncle s’est transformé en envie extrême de révéler son secret et tendre face à ses yeux l’étendard sanglant de la résistance. THE HOLY TRINITY ;; Ilyah, Ivan et Iseult. Iseult, Illyah et Ivan. Trois entités nées à quelques minutes d’intervalle, des années à se voir grandir, à rire, à pleurer. Ils se sont épaulés, ils se sont aimés plus que de raison, et de ce qu’Iseult pensait incassable, est devenu à présent un champ de bataille particulier. Elle pourrait mourir pour ses frères, tout sacrifier, mais jamais elle n’aura la force, ni le courage de les comprendre. Ils sont une partie d’elle, l’autre moitié de son cœur et ils sont pour cette raison d’ailleurs les seuls à pouvoir la mettre dans une colère si noire. Ilyah est parti pour de bon, brisant ainsi le pacte qu’ils avaient fait et Ivan lui glisse de plus en plus entre les doigts. Il n’y a aucun doute là-dessus qu’Iseult souhaite les contrôler depuis son plus jeune âge et si elle n’a jamais vraiment réussi, à présent elle ne fait qu’échouer violemment. Ses jumeaux sont là sans l’être, à des années-lumière d’elle et de ce qu’ils étaient autrefois. CONTROL FREAK ;; Iseult ne sait pas lâcher, ne sait pas se détendre et ne sait surtout pas reléguer. Elle se voit constamment dans l’obligation de tout contrôler, de toucher à tout, de se mêler de choses qui ne sont en rien ses affaires. Terrible madame-je-sais-tout, elle a rigidement besoin de tout savoir et surtout d’aboyer des ordres qui seront respectés. Egale à son oncle sur plusieurs points, la carrière de Drüskelle ou de toute autre force armée, lui convient parfaitement si seulement elle n’était pas en charge de tuer des innocents, les siens, ceux qu’elle tente de défendre en espionnant. Elle dit tout avoir sous contrôle, mais Iseult, lentement et sûrement, se noie dans ses propres mensonges. Indéniablement coincée dans un déni qui ne prend jamais fin, elle se tue à petit feu chez les Drüskelles, mentant, déblatérant mensonge sur mensonge en se flagellant chaque soir alors qu’elle a aidé à la capture et la torture d’un Grisha. La vie d’Iseult n’est pas le long fleuve tranquille qu’elle aime montrer, mais bien un radeau solitaire sur une mer qui ne prend jamais fin, les flammes venant lécher le bois. Et elle comme seule capitaine à l’horizon, perdue entre l’envie de pleurer ou de crier. HIM ;; Il est entré dans vie comme un boulet de canon, un truc indéniable, qui lui fait encore aujourd’hui mal au cœur. Antosha est un monstre d’illusions qui lui a laissé croire pendant quelques instants volés, que l’amour existant réellement. Mais si rapidement qu’il est venu, il s’est envolé, apprenant sa réelle nature, s’effrayant face à la vraie elle. Et c’est justement ça qui la rend si vulnérable, qui l’emplie de colère : il était amoureux de l’image Beauchamps, mais pas de l’âme qui se cachait derrière qui espérait jour après jour qu’il comprenne, découvre et l’aime quand même. Elle se sent stupide, vénéneuse quant à l’idée même de se retomber amoureuse, elle se voit fiancée à son cousin, une ironie qui l’a fait rire. Futurement mariée à un assassin des siens, Iseult sait que son jeu des amours impossibles finira bien par se retourner contre ses jolis yeux. Elle a joué la naïve, à présent, la vérité va tomber et les conséquences, comme une droite, viendront la défigurer ; pire encore la tuer. REBELLION ;; la résistance a été un passage dans sa vie que personne n'a jamais questionné. iseult en parlait depuis sa plus tendre enfance, iseult était faite pour en être membre. à présent espionne pour eux, elle se sait décaler quant à eux: noble, mêlée, en réalité elle n'aurait jamais vraiment dû y avoir sa place. et pourtant, à présent, elle serait prête à crever pour cette cause qu'elle défend bec et ongles. BEAUCHAMPS ;; la famille, le sang, le lien qui les unira pour toujours et à jamais. une entité qui a bercé iseult depuis sa plus tendre enfance. elle les aime comme elle les hait. pour tout ce qu'ils représentent, pour tout ce qu'ils ont provoqué au cours de ces dernières années. auprès de sa fratrie elle peut être elle, mais auprès du reste, elle n'est que la copie qu'elle montre au reste du monde. il n'en est pas moins que derrière le semblant de honte qu'elle ressent au mot beauchamps, une lueur de fierté s'est pourtant nichée dans son coeur, une lueur qui s'éteindra probablement bientôt quand son secret sera dévoilé. CONCORDIUM ;; pour faire bonne figure et ne pas apporter une attention particulière sur sa personne, elle a décidé de se présenter au concordium de cette année. peu prête à se marier, elle sait pourtant qu'elle n'a pas le choix. avec l'aide d'une marieuse facilement corrompue, elle a découvert le nom de son fiancé, riant de l'ironie du sort. lazar bytchkov est son vaillant promis. le nom résonne dans sa tête, alors qu'elle portera dans un an le nom bytchkov, marié au mauvais rejeton de la noble famille. son coeur se serre à l'idée de s'offrir à tout jamais à un homme qu'elle ne pourra jamais aimer d'amour; elle sait aussi que lazar nourrit une haine sans précédent pour les grishas, pimentant que davantage leur alliance incongrue.
— WHAT ABOUT THE REAL you? —
PSEUDO - ice and fire. aka manijito AGE - 21 ans jaja PAYS - germany jaja COMMENT AS-TU DECOUVERT LE FORUM? - jaja AVIS SUR LE FORUM - jaja LE GIF QUI REPRESENTE LE MIEUX TON PERSONNAGE -
Spoiler:
 
AND NOW I RISE - 2018



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Dernière édition par Iseult Beauchamps le 01.09.18 18:23, édité 12 fois
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— statut civil : CELIBATAIRE, bientôt fiancée, l'échéance va tomber comme un gong, alors qu'iseult n'a jamais aimé qu'un seul homme et que celui-ci est cruellement hors de sa portée. elle n'avouera jamais ses sentiments, ni ses intentions, mais l'idée même d'être courtisée par un autre, promise à un autre l'offusque terriblement.
— pouvoirs : HEARTRENDER, Un pouvoir terriblement satisfaisant qui n'en laisse pas un indifférent. De ses longs doigts, elle sait faire courber l'échine à n'importe qui quand l'envie lui en vient, alors qu'elle tient entre ses mains les organes les plus vitaux d'un humain. Elle ne peut tuer, ne peut qu'immobiliser, mais c'est juste assez pour la faire jouir de la puissance de ce don qu'on lui a offert.
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— like a bullet
Choke this love till the veins start to shiver
One last breath till the tears start to wither



---------------------------------------- chapitre I ----------------------------------------
we always said we would stay together
brothers, you and i 'til the end of times

Assis dans un cercle, les triplets s’étaient blottis les uns contre les autres. Leurs parents étaient partis pour quelques jours, laissant leur oncle se charger d’eux. Iseult ne savait pas où papa et maman étaient allées, mais elle était tétanisée à l’idée de sortir de sa chambre et faire face à Antoine. Elle savait qu’Ivan était tout aussi terrifiée qu’elle, alors qu’Ilyah en riait. Ilyah était une force de la nature, parfois trop confiant, il émanait pourtant ce quelque chose de lumineux, qui pouvait donner même au plus ruiné, une once d’espoir. Il se moquait ouvertement de leur oncle, il ne grimaçait jamais quand la conséquence de son comportement lui retombait dessus. Il était courageux tout en étant stupide et c’était exactement pour cette raison, qu’elle l’admirait. Elle aspirait à être tout aussi brave, tout aussi courageuse, elle aspirait à ne plus flancher, à ne plus trembler ou même pleurer dès qu’un obstacle venait entraver sa route. « On devrait faire un pacte. » La gosse se releva un peu, dérangeant Ivan qui siffla entre ses dents. Parfois elle avait l’impression d’être à des années-lumière de lui, alors qu’il avait l’air si absent, si mal dans sa peau, si mal dans ce corps qu’on lui avait attribué. Puis, il sortait de sa coquille tel un papillon, et la faisait mourir de rire. Ils étaient ses deux meilleurs amis, ses âmes-sœurs, la seule chose dont elle avait besoin pour vivre, ou plutôt survivre. Ilyah était là pour la faire rire dans n’importe quelle situation, Ivan était là pour l’épauler dès qu’elle tombait. Ils étaient sa vie, son tout, et elle ne pouvait pas supporter l’idée qu’un jour ils se séparent. C’était impossible. « Un pacte de quoi ? » Ilyah se redressa à son tour et lança un bonbon dans les mains de sa sœur, tout en croquant dans le sien. Il grimaça à l’acidité de la chose et se tourna vers Ivan, à qui il en proposa un aussi. « Un pacte, une promesse, où l’on se promet mutuellement que jamais rien, ni personne ne pourra nous séparer. » elle avait des étoiles dans les yeux, c’était la solution, elle en était convaincue. S’ils faisaient ce pacte ce soir, alors jamais aucun d'eux ne pourrait briser sa parole, jamais aucun ne pourrait s’enfuir pour faire sa vie ailleurs, personne ne pourrait quitter le reste du trio infernal. Ilyah commença à sourire, Ivan soupira. « On est plus des enfants Iseult. Et en plus on a pas besoin de pacte pour rester ensemble. Qui est-ce qu’on est si on est pas un trio ? » Ivan haussa les épaules et continua à déballer son bonbon. Ilyah arqua un sourcil et se rallongea sur les coussins. « Pourquoi pas ? même si l’idée est niaise, qu’est-ce qu’on a à y perdre ? » Iseult tapa des mains, elle en avait convaincu un, il lui fallait maintenant convaincre l'autre. « Allez Ivan, ça peut être rigolo, en plus on a rien d’autre à faire. » Il leva les yeux au ciel, mais céda à cet argument. Ils s’ennuyaient, ça les occuperait pendant au moins une heure. Il s’assit en tailleur à côté d’Iseult et fît mine de réfléchir. « Et comment on ferait ce pacte ? » Iseult avait déjà tout planifié dans sa tête, elle n’était pas du genre à proposer une idée sans avoir un plan. Elle alla chercher une feuille de papier et une boîte en bois qu’elle posa au milieu de leur cercle. Elle commença à écrire le prénom de chacun sur la feuille. « On va déposer dans cette boîte l’objet qui nous est le plus cher. On écrira sur la feuille qu’on se promet à tout jamais de rester ensemble et on la mettra dans la boîte. » Elle venait de piquer la curiosité d’Ilyah qui se redressa brusquement. « Et on enterre ensuite la boîte dans le jardin et on scelle cette promesse avec notre sang. » Iseult le poussa, offusquée par cette idée. Ils n’étaient pas des sauvages après tout, mais Ivan hoqueta de la tête comme pour donner raison à leur frère. La gosse leva les yeux au ciel. « D’accord, mais c’est notre secret d’accord ? On dira rien à personne, même pas Iris. » Ils s’accordèrent sur les détails et allèrent chercher l’objet qu’ils souhaitaient mettre dans la boîte. C’était un symbole de leur lien, de leur fraternité qui ne se briserait jamais. Iseult prit le petit ours en peluche qui trônait sur son lit et retourna dans la chambre d’Ilyah. Elle déposa la peluche dans la boîte et signa la feuille en papier. Tour à tour, les deux garçons firent la même chose, avant de fermer la boîte. Ils sortirent dehors, choisirent un lieu où il pourrait enterrer la boîte sans être aperçus. Lorsqu’ils furent enfin satisfaits, ils déposèrent leur petit trésor dans le trou. Ivan sortit le couteau de son fourreau, et le déposa sur sa paume. Il grimaça, alors que lorsque ce fût le tour d’Ilyah, celui-ci ne laissa pas même échapper un grognement. « Argh, c’était ton idée ça. » Iseult le fusilla du regard avant de suivre le geste de son frère. « Je promets au nom de ce jour, que je ne laisserai jamais rien, ni personne nous séparer. Nous serons les triplets Beauchamps pour toujours et à jamais. Qu’un maléfice me soit jeté si je ne tiens pas ma parole. » Elle mit sa main au-dessus du trou. Ses deux frères répétèrent les mêmes paroles, posèrent leurs mains sur la sienne. Puis ils refermèrent le trou, recouvrant la boîte pleine de leurs trésors. Et ils riaient, riaient, parce qu’ils étaient encore jeunes, innocents, probablement un peu fous. Mais au moins ils étaient ensembles.





---------------------------------------- chapitre II ----------------------------------------
why do you have to
be so cruel ?

Iseult tapait ses poings contre ses cuisses se préparant au prochain combat. Son oncle l’observait silencieusement, hochait de la tête dès qu’elle faisait quelque chose de bien et détournait son attention dès qu’elle fautait. Bizarrement, même si elle détestait cet homme plus que de raison, elle ressentait en elle un besoin irascible de vouloir l’impressionner. Elle savait qu’elle était déjà sa favorite et qu’il ne portait ni Ilyah, ni Ivan dans son coeur, mais elle avait besoin de se surpasser, prouver quelque chose : malgré le fait qu’elle était l’une de ses meilleures élèves, il n’empêchait qu’elle restait sa pire ennemie, une Grisha. Et si cette condition aurait peut-être dû la faire pâlir, en réalité, ça ne la rendait que joie. Joie d’être ce qu’elle était, d’être fière de ses origines. Iseult savait que dans quelques années, elle finirait par être plus que fatale, mêlant ses techniques de combats à ses pouvoirs de sorcière, et lorsque ce jour arriverait, elle s’était promise de tout donner à la résistance, de tout donner à ces gens qui avaient souffert pendant trop longtemps. Un sourire quelque peu secret se mua sur ses lèvres alors qu’elle se souvenait de ce pacte secret qu’elle avait fait avec elle-même. Mais son attention fût rapidement détournée, alors qu’un garçon, pas plus âgé qu’elle, entrait dans la salle. Un silence étrange s’étendit dans la pièce, alors qu’elle le reconnut immédiatement : Antosha Bytchkov. Elle leva les yeux au ciel et fît comme s’il n’était pas là. Il appartenait à la famille qui était ennemie aux Beauchamps, pour des histoires qui ne la regardaient pas, mais quelque chose derrière le visage froid et inquisiteur du garçon lui déplaisait terriblement. Quoi exactement ? elle n’en savait rien. Son oncle lui fît signe d’approcher, alors qu’Antosha commençait déjà à s’échauffer. « Tu vois ce garçon là-bas ? Il appartient à la famille qui nous est rivale et ça depuis des décennies. » Iseult opina du menton, resserrant les bandes qu’elle s’était mise autour de ses poignets. Elle se fichait bien que le garçon venait s’entraîner dans l’école de son oncle, elle se fichait bien qu’il ait eu le culot de s’aventurer dans les quartiers des Beauchamps. Parce qu’elle savait au fond, qu’il n’avait aucune chance, qu’elle le dominerait de tout son poids. Elle resterait la meilleure élève, il ne lui prendrait pas ça ; jamais. « Voulez-vous que je lui montre ce qu’un Beauchamps est capable de faire ? » Un petit sourire moqueur se forma sur les lèvres de son oncle alors qu’il hocha discrètement de la tête. « Je veux que tu lui prépares un petit comité de bienvenue chère nièce, que tu lui montres pourquoi les Beauchamps sont et seront toujours les meilleurs. » Iseult sourit à son tour, elle détestait son oncle, mais elle comprenait son sens de la compétition, elle ne supportait peut-être pas ses crises de colère, mais elle pouvait au moins tolérer cette part de son caractère, quand sa rage n’était pas tournée contre elle ou ses frères. « Avec grand plaisir. » Elle tapa une dernière fois ses mains contre ses cuisses, s’approcha du grand tapis, et fît signe à Antosha de s’avancer. Il la jaugea de bas en haut, comme si elle était une bête de foire, un rien. Iseult lui offrit son plus beau regard de dédain, et serra les poings. « Pour ton premier entraînement, nous allons commencer par les bases. » Et elle balança son poing dans sa direction, mais contre toute attente, il l’évita sans grand mal. Un petit sourire se forma sur les lèvres du garçon. La gosse commença à bouillonner. Elle s’avança vers lui, utilisant sa petite taille pour se faufiler rapidement jusqu’à son épaule. Le côté de sa main rencontra son cou, un coup qu’il ne put éviter cette fois. Reculant, et grognant à cause de la douleur, il cracha au sol, avec une sauvagerie qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Les Beauchamps étaient de nature violente, mais jamais... sauvages. « Allez, debout, pas le temps de cracher de partout, on est chez les civilisés ici. » Elle devait avoir l’air arrogante avec son sourire suffisant peint sur les lèvres, avec son menton si joliment levé, presque princier. Aveuglée par sa propre petite victoire, elle ne le vit pas se faufiler, lui attraper le bras et la retourner sous l’impact de la force du garçon. Elle refusa de crier, de montrer quelconque signe de faiblesse alors qu’elle sentait ses muscles s’étendre. Iseult serra la mâchoire, utilisa son genoux pour le vriller dans celui d’Antosha, il tomba à cause de la béquille et l’emporta avec lui. Tombant côte à côte, elle sentait les battements de son coeur dans son bras, il aurait pu le casser, le briser en quelques fragments. La sueur perlant sur son front, elle ne lui laissa pas le temps de récupérer, qu’elle monta à califourchon sur son ventre, plaqua ses deux bras sous ses genoux, et sans hésiter une seule seconde, laissa le haut de sa tête s’entrechoquer contre le nez du garçon. Quelque peu sonnée, elle se releva pourtant, épousseta son pantalon et regarda le nez en sang d’Antosha. Enfin satisfaite, elle repoussa sa queue de cheval d’un geste de main et tourna les talons. « Première leçon : utilise toujours la vulnérabilité de ton adversaire à ton avantage. » Elle l’entendit grogner. « Pas mauvais pour une fille. » Un simple murmure qu’elle entendit pourtant ; elle décida à cet instant qu’elle ferait vivre à ce garçon un cauchemar, un cauchemar qu’il n’oublierait jamais.





---------------------------------------- chapitre III ----------------------------------------
burning of desire
for a kiss

Antosha se tenait exagérément droit, alors qu’Antoine Beauchamps entra dans la salle, peut-être que comme Iseult, il avait besoin, malgré sa haine pour cet homme, de l’impressionner. Un petit sourire moqueur se dessina sur les lèvres de la gamine, alors qu’elle le regardait discrètement. Ils n’étaient plus des enfants, ils étaient à présent des adultes, des adultes qui n’avaient pourtant pas cessé leurs enfantillages puérils. Il était sa Némésis, ou plutôt son obsession, elle ne savait pas exactement où il se trouvait, mais il réussissait à chaque fois à s’immiscer dans sa caboche, sans qu’elle puisse expliquer pourquoi. Que ce soi lors de leurs entraînements ou à l’académie, il lui fallait le provoquer, le tourmenter, autant qu’il le faisait. Une compétition, un jeu qu’elle avait commencé et qu’elle ne souhaitait en aucun cas arrêter ou perdre. Parce que s’ils arrêtaient, s’ils devenaient enfin responsables et adultes, alors elle n’aurait plus aucune raison d’interagir avec lui, et cette pensée lui tordait le ventre ; et elle savait ce que ça voulait dire, mais plutôt crever que de le dire à haute voix. Ilyah avait vue à travers son jeu, il l’avait d’ailleurs taquiné, mais ce sujet restait très délicat, et Iseult préférait encore largement se voiler la face plutôt que de dire haut et fort qu’elle était tombée amoureuse du plus gros idiot ayant balayé cette terre. Elle grimaça, alors qu’elle vit qu’il la regardait à son tour, pendant quelques secondes leurs regards se croisèrent, mais elle reposa son attention sur son oncle qui hocha de la tête. Leur réelle formation pour appartenir à la police de Thormar avait enfin commencé, ils avaient leur diplôme en poche, et ils pouvaient enfin s’offrir au monde, plonger tête baissée dans le vaste qu’était la vie professionnelle. Son oncle leur commanda de claquer leurs talons ensemble en guise d’au revoir, alors que la salle commença à se vider. Iseult s’empara de son sac, attacha ses cheveux dans un chignon quelque peu scabreux et commença à se diriger vers la porte, lorsqu’elle vit Antosha assis sur le tapis de la grande salle d’entraînement. Elle avait le choix de partir, et elle aurait probablement dû le faire, mais son besoin constant d’être à ses côtés la força à le rejoindre. Elle s’assit à un mètre de lui, et soupira. « Qu’est-ce que tu veux Beauchamps ? » Il était las, probablement trop épuisé pour commencer une joute verbale ou physique avec elle. Un sourire quelque peu corrompu se mua sur les lèvres de la gosse alors qu’elle continua à soupirer lourdement. « Tu avais l’air si pathétique dans ton coin, qu’il me fallait te rejoindre pour te le dire. » Elle marqua une pause. « Qu’est-ce qui va pas Bytchkov ? tu t’es levé du mauvais côté du lit ? » Il siffla entre ses dents et tourna brusquement la tête en sa direction. « Pas aujourd’hui Iseult. » Il ne l’appelait jamais Iseult, ils avaient, au cours de ces dernières années, mis en place quelques règles : ils étaient ennemis, n’avaient donc pas le privilège de s’appeler par leurs prénoms. Et pourtant il l’avait fait. Elle se racla la gorge, se leva et lui tendit la main. « Mon oncle va revenir, si tu ne veux pas qu’il te fasse encore courir dix rondes tu devrais aller déprimer ailleurs. » Il leva les yeux lentement, doucement, vers sa main tendue, et l’attrapa, à la plus grande surprise d’Iseult. Elle le tira vers le haut, ils étaient à présent l’un face à l’autre, yeux dans les yeux, les cœurs sur la main. « Bah alors Beauchamps, on rougit ? » Elle grogna et s’approcha de lui. « Dis le encore une fois et j’te flanque mon poing droit dans la figure pour te casser le nez une seconde fois. » Il riait, se baissa pour être au même niveau qu’elle, elle pouvait voir la moquerie dans ses yeux, elle pouvait y voir une galaxie prête à l’engloutir toute entière. Elle refusait d’accepter qu’Antosha Bytchkov avait le pouvoir de la faire rougir, de la mettre dans tous ses états, de faire battre son palpitant si vite, trop vite. Il avait une emprise dangereuse, bien trop dangereuse sur elle et ça la tétanisait bien plus qu’autre chose. « Vas-y essaye. » Elle recula, trébucha presque sur ses pieds, alors qu’elle tenta de lui donner un coup de pied dans le tibia. Mais il attrapa sa jambe, la leva, et en profita pour se rapprocher d’elle. Ils étaient à présents à quelques centimètres de l’un et de l’autre. Elle pouvait sentir son souffle contre sa peau, caresser ses joues ; elle avait l’impression d’être minuscule, terriblement ridicule. « On t’a coupé la langue Iseult ? » Il n’y avait dans sa voix plus aucune once de moquerie, plus aucune once de provocation, juste une demande. Et avec cette question, elle aurait pu tout déballer, autant son obsession pour ses yeux chocolats, pour ses épaules bien construites, pour ses techniques de combat qui frôlaient la perfection que ce terrible amour qu’elle avait formé pour lui. Elle aurait pu lui dire qu’elle l’observait parfois dans un coin de couloir et qu’elle détestait le voir entouré de filles. Elle aurait pu également lui dire que leurs disputes annuelles avec lui l’emplissaient de joie et d’excitation. Elle aurait pu lui dire qu’elle avait plusieurs fois rêvé de l’embrasser, de frôler ses lèvres pour ne plus jamais les lâcher. Elle aurait pu lui dire tout ça, mais elle n’en fît rien. Iseult vrilla ses yeux dans les siens, et continua à tenir son regard plein d’interrogations. « You wish. » Mais sa voix tremblait un peu, ses mains aussi, il lâcha sa jambe, et frôla de sa main la joue de la jeune fille. Sa peau frétilla à son toucher, comme paralysée, elle le laissa faire. Sans réfléchir, elle enroula son bras autour de sa nuque, se rapprocha, limitant la distance entre leurs deux visages qu’à quelques millimètres. Puis, il brisa le silence, déposant sa bouche contre la sienne, l’emportant dans une valse passionnée. Dieu, elle avait rêvé de ce moment pendant des heures et des heures, son imagination ne faisait pourtant pas honneur à la réalité. Elle sentit l’instant où ses épaules perdirent toute tension, où leurs langues s’entremêlèrent, où toute leur frustration se dégagea d’un simple baiser partagé. Il la prit par la taille, la serra contre son corps, alors qu’elle passait ses mains dans ses cheveux. Puis, elle se souvint de qui il était, ce qu’il représentait. Elle ouvra les yeux, le repoussa quelque peu brusquement. Tout deux essoufflés, elle savait pertinemment que ses joues étaient bien plus rouges qu’auparavant, que ses mains étaient toujours tremblantes, désirant retourner là où elles étaient niché il y a quelques secondes. « Je dois y aller. » Elle bredouilla, attrapa son sac avec ses deux mains et s’en alla en courant.





---------------------------------------- chapitre IV ----------------------------------------
when was the last time
you held my hand and told me
we were a team?

« Iseult arrête de te mettre dans ces états, ça sert à rien, cette cause est de toute façon perdue d’avance. » Furibonde, elle le toisait du haut de son mètre soixante, avec un dédain qu'elle savait si bien retranscrire sur son visage poupon. Iseult ne comprenait pas Ilyah et pour être honnête elle ne comprenait pas non plus Ivan. Elle n’assimilait pas l’indifférence de l’un, ni la rage de l’autre. Son sang Grisha était à ses yeux le plus beau cadeau que les déités avait pu lui faire, alors pourquoi ses deux frères ne le comprenaient-ils pas ? pourquoi ne la rejoignaient-ils pas dans la résistance ? Ca la grisait plus qu’elle n’aimait l’avouer, parce qu’elle savait que lentement, mais sûrement un fossé se creusait entre les trois, un fossé qui n’avait, auparavant, jamais existé. Chacun prenait de directions complètement différentes et ça la rendait folle. Parce que sans la famille, sans le même sang qu’ils partageaient, sans ce lien indestructible qu’ils avaient construit, qu’était-elle ? « Comment tu peux dire ça ? Comment oses-tu dire que ça va se terminer dans une défaite ? Tu es un Grisha toi-même Ilyah, tu devrais comprendre, tu devrais être investi. » Elle grimaça, pleine de dédain elle se rapprocha de son frère. « A la place de quoi tu joues au Dieu de la Mort, avec ta cape et tes sourires mi-franc. Regarde ce que tu es devenu Ilyah. Regarde-toi. » Ilyah avait le don de l’énerver, de la faire sortir de ses gonds, de l’exaspérer, mais surtout d’ignorer ses piques acerbes, ses provocations qui ne s’arrêtaient jamais. Elle sentit derrière elle, la présence d’Ivan qui déposa sur son épaule tremblante de colère, sa main pour lui dire d’arrêter, de reculer, que ce combat-là, n’était pas le sien. « Iseult calme-toi. » Il murmurait presque, Ivan si discret, si secret, si péniblement passif. Elle attrapa son bras et le retourna, n’ayant aucune pitié pour ses cris de douleur. « Ne commence pas toi. » Iseult criait presque. Elle relâcha son emprise sur son frère, se retourna vers Ilyah, qui comme à son habitude laissait planer sur son visage, un masque de froideur. « Je pensais qu’on était une famille, je pensais qu’on était uni. » Et à présent la capricieuse refaisait surface. Iseult savait que ses deux frères ne pouvaient résister à ses larmes, qu’ils étaient, par leur sang, obligé de se protéger, se cloisonner du reste du monde. Et pourtant, lorsque le sanglot s’échappa de sa bouche, aucun des deux ne vint à sa rescousse. L’observant, la regardant, Ilyah soupira. « Je vois que la cour a déteint sur toi. Si tu penses pouvoir me manipuler si facilement Iseult, tu peux te mettre le doigt dans l’oeil. » Il s’assit sur le divan, sa longue cape beige traînant au sol. Elle détestait ce symbole de sa nouvelle profession, elle détestait tout de sa nouvelle position. On lui avait peut-être donné des années entières d’immunité, mais ça ne règlerait rien au fait que les Scythe lui avait volé son frère, il le lui avait pris, avait recraché une version si dédaigneuse de son ancienne image, qu’elle en grimaçait encore. Où était Ilyah le preux chevalier ? Ilyah qui l’avait épaulé dans n’importe quelle situation ? qui avait séché ses larmes sans jamais demander la cause de son tourment ? Il avait disparu il y a bien longtemps, quand il avait passé pour la première fois la porte de la conclave. Elle entendit Ivan siffler entre ses dents à côtés. Ivan qui avait l’air fatigué, épuisé de faire semblant, de jouer ce double-jeu qu’ils s’évertuaient tous les trois à faire vivre depuis maintenant leur naissance. « Et toi tu ne vas rien dire hein ? » La colère avait repris place, cette fois-ci elle s’attaquait de plein fouet à Ivan, Ivan qui la regardait plus incrédule que jamais. « Qu’est-ce que j’ai fait moi ? » Iseult n’arrêtait jamais, iseult était terrible, surtout contrariée. Ilyah ne répondrait pas ? Soit, son autre frère prendrait. « Arrête de battre ce côté de toi, arrête de vouloir effacer la partie Grisha en toi, tu en es un, vis avec et aide-moi. » Il la fusilla du regard et déposa sa main sur son épaule. « Iseult, je ne te force à rien, il est temps que tu arrêtes de vouloir diriger ma vie aussi. Laisse-nous tranquille. » le ton de sa voix était parfaitement calculé, parfaitement modéré. Du Ivan tout craché. Elle soupira longuement et les regarda tour à tour. « Faites ce que vous voulez, mais sachez que vous me faîtes hontes. Autant toi pour ton indifférence, que toi pour ta rage mal placée. » Elle tourna les talons et s’en alla à la recherche d’Iris, qu’elle pourrait peut-être elle résonner.




---------------------------------------- chapitre V ----------------------------------------
you don't choose your family
she chooses you

Iseult se postait droite devant son oncle, un petit sourire malin formé sur les lèvres. Il déposa sa main sur son épaule, la serrant de son poing de fer. « Je savais bien que tu ne viendrais pas à me décevoir. » Lourde était l’attention que cet homme lui portait alors même qu’elle n’était pas sa propre fille. Mais Antoine avait pris un malin plaisir à vouloir contrôler son frère ainsi que ses enfants. C’était cruel, mais supposément mérité, il était le patriarche, le chef de famille, la personne vers qui l’attention se posait. Et n’importe quelle personne portant le nom Beauchamps devait lui faire honneur, que ce soit ses enfants, ses nièces ou neveux ou encore son propre frère. Elle le détestait à présent, ne cherchait plus la fierté dans ses prunelles. Elle le voulait mort, enterrer six pieds sous terre avec le restant de ses fidèles sbires. Mais elle se contenta de lui rendre son sourire. « Je ne vous décevrai jamais mon Oncle. » un mensonge qu’elle comptait briser d’ici peu de temps. Il finirait bien par savoir ce qu’elle était et elle finirait bien par se venger, le faire saigner comme il avait fait saigner les siens. Ses yeux se tournèrent vers sa mère qui la regarda amusée, amusée à l’idée qu’Iseult, savait encore, après tant d’années, se jouer du monde qui l’entourait. Il ne lui était pas difficile de déblatérer des mensonges, d’être agréable aux yeux de cette noblesse, qui en sachant qui elle était vraiment, voudrait probablement la tuer. La brûler pour l’immondicité qu’ils pensaient que les Grishas étaient. Ils ne se trompaient pas sur une chose : ils étaient dangereux. Et dieu allaient-ils s’en rendre compte. Le badge des Drüskelles brillaient sur sa poitrine, alors qu’elle venait tout juste de le recevoir, ayant ainsi rejoint l’ordre officiellement. L’idée même de tuer les siens pour la coupe de la couronne lui tordait les entrailles, mais c’était for the greater good ; ou tout du moins c’était ce qu’elle tentait de se répéter pour finir par se convaincre. La salle se vida alors que ne restait que ses parents à ses côtés. Son père prit le menton de sa fille entre ses mains et soupira. « Dans quoi tu t’es embarqué Iseult ? » Il marqua une pause, se tourna vers le petit bar et se servit un verre de whisky. « Je comprends ton engouement pour la résistance, mais de là à jouer avec le feu ? Emportant Cendre avec toi ? » Iseult se dandina en entendant le prénom de son petit frère. Il était vrai que de voir son cadet encourir le même danger qu’elle la mettait terriblement mal-à-l’aise et la rendait nerveuse chaque jour. Mais il avait tout autant besoin qu’elle, cette cause, ils avaient besoin d’aider, et ils ne rebutaient face à rien, pas même leurs pires prédateurs. « Cendre a décidé par lui-même. Je ne l’ai convaincu de rien. Père, c’est notre destiné, la bonne chose à faire. » Sa mère s’approcha d’elle, repoussant une mèche folle de son visage. « Tu vas devoir davantage t’incruster dans la société, redoubler d’efforts pour ne pas éveiller les soupçons. » Résignée, elle attrapa la main de sa fille. « Les gens parlent et même si les Beauchamps ont tendance à se marier tardivement, il est temps que ton frère et toi vous vous présentiez au Concordium. » Iseult avala sa salive, elle avait déjà commencé à se présenter aux marieuses, il n’avait jamais été question de faire marche-arrière, même si plusieurs fois elle l’avait sous-entendu, pour des raisons que sa mère ne connaissait pas réellement. « Je sais. » Iseult leva les yeux au ciel. « J’en ai bien conscience, l’année prochaine je vais épouser un homme, je vais être la parfaite Drüskelle et noble que Thomar n’a jamais vue. » Elle serra l’épaule de sa mère. « Et je ne me ferais jamais bêtement attrapée. » Mais malignement, peut-être que si.

(…)

Les mauvaises nouvelles avaient une habitude grossière de se propager rapidement. Un parchemin lié, quelques mots écrits à l’encre, une mine déconfite, un poing serré. C’est tout ce qu’il avait suffi pour qu’Iseult se lève d’un bond de son lit et tape contre la poubelle qui se trouvait non loin de son bureau. Elle leva les yeux au ciel, priant aux Dieux, qui n’existaient pas, qu’ils lui donnent une famille plus méritante. Moins stupide, moins futile, moins indigne. Contrairement à ses attentes ce n’était pas le nom de l’un de ses frères qui étaient écrits sur la maudite lettre, mais celui de son aînée. Iris. Les talons de l’enfant tornades claquèrent déjà contre les pavés froids du manoir, alors que furibonde, elle se dirigea vers les appartements de sa sœur. Il n’y avait aucune excuse pour les actions d’Iris. Aucune. Iseult ne les entendrait pas, pas cette fois-ci. Elle devait déjà jongler entre la lâcheté d’Ivan, la trahison d’Ilyah, le trop plein de bravoure de Cendre, elle ne pouvait pas non plus apaiser les torts que provoquaient sa sœur. La Beauchamps entra dans la chambre de sa sœur sans toquer et claqua la porte derrière elle, il n’était plus temps aux jolis sourires, aux confessions nocturnes, à présent Iseult était en colère, terriblement en colère. Elle faisait absolument tout ce qui était en son pouvoir pour protéger les Grishas, aider la résistance, mais son nom ne faisait que davantage enfoncer le couteau dans la plaie en réitérant des bêtises qui ne faisait que ralentir l’ascension du mouvement à la position qui lui était dû. « Tu es au courant. » Bien entendu qu’Iseult l’était, elle s’intéressait à toute chose ayant un rapport à la résistance et dès que l’un des siens faisait apparemment tout ce qui était en son pouvoir pour ralentir son développement, elle était l’une des premières à le savoir. Combien de fois avait-elle tenté de les convaincre de venir dans la rébellion, de défendre la cause Grisha, comme ils étaient destinés à le faire ? elle ne s’en souvenait plus. « Epargne-moi tes réprimandes Iseult. » Et pourtant la beauchamps ne pouvait pas et ne le ferait pas. Une bouche trop grande, pas assez contrôlée, une âme bien trop bornée, qui souhaiterait absolument tout contrôler. Il n’y avait pas de mots pour expliquer ce que sa sœur avait fait. Iseult pouvait encore comprendre le refus d’Ivan, son dégoût, sa peur d’appartenir. Mais un meurtre ? un meurtre pour quoi ? protéger les siens ? à quoi bon si c’était au profit d’un Grisha ? d’un innocent ? elle mordait sa lèvre inférieure, les yeux furibonds à l’idée d’être demandée de se taire. Iseult avait beaucoup de choses à dire, elle avait en réalité, toujours trop de choses à dire et elle n’hésiterait pas à le cracher à la figure de son aînée. « Comment fais-tu pour te supporter ? » comment pouvait-elle justifier son meurtre pour le bien de leur nom ? ça dépassait Iseult, ça la rendait plus que colère, ça la frustrait. Et la frustration était une de ces émotions qu’elle ne pouvait quasiment jamais apaiser. « J’ai fais ce que j’avais à faire, Iseult. C’était eux, ou nous. » Iseult secoua la tête avec désapprobation. Il n’y avait là qu’une négative, qu’une justification que la Beauchamps refusait d’entendre, d’accepter. Il y avait à chaque problème une solution ou même plusieurs. La mort n’en était pas une, jamais. Son métier de Drüskelle l’obligeait à aider ces humains moroses à tuer les siens, elle avait déjà vu assez de sang, en avait déjà assez sur les mains, elle refusait de penser qu’un Beauchamps pouvait encore, de son plein gré, tuer un grisha. Il suffisait. Il fallait arrêter. « Leur vie au dépend de la nôtre. Tu te rends compte de…» L’immondice de tes mots ? « La vie de chacun d’entre eux n’équivaudrait pas à la tienne, ou celle de nos frères et sœurs. C’est triste, mais c’est ainsi. » Ça ne pouvait pas être ainsi, ce n’était pas ce à quoi ils étaient destinés. Ils étaient destinés à plus, bien plus. Ils étaient destinés à autre chose qu’à mourir à petit feu, qu’à tuer en fermant les yeux, qu’à mentir à la terre toute entière. Ils étaient plus que des meurtriers, des hypocrites, des menteurs. Ou du moins, c’était ce qu’Iseult espérait. « Je sais que tu aimerais que je me batte pour la cause, et je ne cautionne pas le monde dans lequel nous vivons Iseult, mais nos vies primerons toujours sur la leur. » Elle ne le souhaitait plus à présent. Iris avait tout gaché, comme le reste de sa fratrie, il n’y avait à présent plus de retour dans le temps, impossible de s’arrêter et de faire semblant que tout allait bien. Rien n’allait, rien n’allait plus et ça depuis maintenant bien trop longtemps. « Tu mets, tout ce pour quoi je me bats en danger. Tu n’as même pas conscience de l’épée de Damoclès que tu viens de mettre sur ta tête, ou pire encore, sur nos têtes. »  Une cible était inscrite sur leurs dos, et même si Iseult n’avait pas directement participé à cette déclaration de guerre, il n’en était pas moins qu’elle portait le nom du meurtrier. Encore une fois, elle se demandait ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter une telle vie, pour mériter de telles complications, alors qu’au fond, tout ce qu’elle souhaitait c’était.. aider. « Je te promets que j’arrangerai les choses, je te promets que nous serons en sécurité et que.. » Iseult se massa les tempes, elle voulait dire à sa sœur d’arrêter, qu’elle ne pouvait plus rien arranger, que c’était terminé, qu’elle était à présent fichée pour toujours comme meurtrière, comme traitresse à sa propre nature. Qu’elle était un monstre d’une toute autre envergure. Mais c’était peut-être injuste, injuste de lui cracher ces horreurs à la figure alors qu’Iseult n’était elle-même pas mieux. L’hypocrisie était apparemment quelque chose qui s’héritait. « Il n’y a pas de retour en arrière possible, Iris. Ce que tu as fais est.. je n’ai même pas les mots pour le décrire. » Elle regarda une dernière fois sa sœur droit dans les yeux. « Ne fais plus rien, n’arrange rien, ça ne sert à rien, laisse-moi réparer les pots cassés que tu as répandu. » Elle leva les yeux au ciel, tourna les talons, et tel un ouragan sortit de la chambre, le cœur lourd, le cœur frustré, une condition qui semblait s’éprendre d’elle de plus en plus souvent.





---------------------------------------- chapitre VI ----------------------------------------
i'm sorry
sorry for everything

Antosha se tenait droit, plus droit qu’elle ne l’avait jamais vu auparavant. Les yeux vrillés vers l’avant, vers l’horizon qu’il voulait toujours conquérir, Iseult leva les yeux au ciel, et sangla sa jument avant de lui caresser l’encolure. « On dirait que t’as avalé un balais ce matin. » Il ne tourna pas les yeux en sa direction, fît mine de l’ignorer, comme si elle n’existait pas. Elle était habituée à ce traitement, il l’avait instauré dès que leur relation avait commencé, si ce qu’ils avaient pouvait être appelé relation. En réalité, iseult ne savait pas trop quoi faire de cette situation, ni de ses sentiments pour lui. Elle l’aimait, et elle espérait qu’il l’aimait aussi, à un certain degré. Peut-être qu’il n’était qu’intéressé que par leurs parties de jambes en l’air, peut-être qu’elle était un jouet, qu’il se servait d’elle, comme parfois elle se servait de lui. Ces derniers jours avaient particulièrement été difficiles, elle lui avait dit qu’ils ne pourraient bientôt plus se voir de cette façon parce qu’elle allait être fiancée ; et depuis c’était comme si elle n’existait plus, comme si elle était morte face à ses yeux. Il monta sur son cheval accompagner de son loup qui grogna à l’approche de celui d’Iseult. Zorn avait par le passé été quelque peu désagréable face à la louve du jeune homme, quelque chose qu’il avait probablement hérité de la jeune fille. Tous les deux, botte à botte s’en allèrent vers les dunes glacées du nord pour terminer leur mission. Des rumeurs avaient surgi que quelques grisha se baladaient dans les montagnes, qu’elles s’étaient rassemblées non loin du palais royal. Des rumeurs infondées, puisque Iseult savait où se trouvait le véritable campement de la résistance. Leur commandant n’avait pas pensé nécessaire de leur donner plus de forces armées, puisqu’il n’y croyait pas non plus. Un silence lourd vint se poser sur les épaules d’Iseult alors qu’elle leva à peine les yeux en direction du Bytchkov. « M’ignorer ne rendra pas la chose plus simple Anton. Parle-moi, communique. » Elle le vit serrer la mâchoire, vrillant son regard vers la gauche, loin des prunelles de la jeune fille, elle se contenta de soupire et de faire de même. Il ne voulait plus lui parler ? qu’il en soit ainsi, elle ne lui courrait pas après. « Tu vas te fiancer. » le ton de sa voir était glacial, elle ne l’avait longtemps plus entendu être aussi terriblement froid, lointain, à des années-lumière d’où elle se trouvait. « Oui. » elle marqua une pause. « Est-ce que ça te dérange ? » Ils ne s’étaient jamais dit je t’aime, ils ne s’étaient jamais rien dit d’autres que ‘je te hais’. Ils n’avaient jamais mis de mot sur leur relation, ils ne s’étaient jamais rien avoués qui aurait pu compromettre leur fierté. Etait-il jaloux autant qu’elle l’était quand elle le voyait entouré de filles ? son cœur crevait-il à chaque fois qu’ils étaient obligés de se séparer, d’écourter leurs étreintes ? elle n’en savait rien, car elle n’avait jamais eu le courage de le lui demander. Bien entendu, qu’ils s’étaient de nombreuses fois disputés sur l’entourage de l’un et de l’autre, bien entendu qu’ils avaient plusieurs fois sous-entendus qu’ils appartenaient à l’un et à l’autre et à personne d’autre. Mais les mots et les piques lacérantes étaient toujours restées vagues, comme un mirage prêt à les engloutir, si la vérité de leurs réels sentiments venait un jour à être révélée. « Non absolument pas. Ca me soulage, si tu savais, je n’aurais plus besoin d’être ton jouet, je n’aurais plus besoin de faire office de petit ami alors que je n’ai jamais voulu le devenir. » Elle arqua un sourcil. Iseult n’était pas de nature patiente, ni tolérante. Ces enfantillages auxquels tout deux s’adonnaient à longueur de journée l’exaspéraient, comme l’amusaient. Mais cette fois-ci c’était différent, parce qu’en général Anton n’était pas froid, n’était pas méchant, ne la regardait pas avec haine. « Alors tu ne vois donc aucun inconvénient à ce que je me marie, que je partage mon lit avec un autre homme ? que tout ce que nous avons construit ces dernières années tombe à l’eau comme si ça n’avait jamais été important ? » Il tourna la tête vers elle tout en riant à s’époumoner. Il voulait la provoquer, lui faire croire qu’il s’en fichait ; et tristement ça fonctionnait. « Absolument pas. » il marqua une pause. « Quoi ? tu t’imaginais que je t’aimais ? si après tant d’années Iseult je n’ai jamais dit je t’aime ce n’est pas aujourd’hui que ça va changer. » Il siffla entre ses dents comme pour se moquer de sa stupidité. « Tu étais une jolie distraction, rien de plus, don’t flatter yourself. » La colère l’enivra pleinement, alors qu’elle retira ses pieds de ses étriers. Elle s’arrêta brusquement, descendit de son cheval et leva les yeux vers Anton. « Une distraction ? Très bien. » Elle sourit amèrement. « Alors je suppose que nous pouvons donc dire qu’aujourd’hui est un adieu. » Il s’était arrêté à son tour, elle se mit face à lui et leva le menton. « J’espère que tu cauchemarderas la nuit, que t’oublieras pas un centimètre de ma peau, que dans tes rêves tu vois mon visage. Et son visage à lui, celui qui va passer sa vie avec moi, qui va me faire jouir jusqu’à ce que la mort nous sépare. » « Iseult. » il serra la mâchoire. « J’espère que j’vais continuer à être un jolie distraction, que tu vas devenir fou, et que tu vas comprendre Bytchkov à quel point t’as besoin de moi, à quel point t’es fou de moi et à quel point je t’aurais oublié. Troqué pour un homme plus beau, plus fort et bien plus satisfaisant que ce soi dans la vie ou au lit. » « ISEULT. » Il dégaina son épée, et la Beauchamps se retourna à son tour. Face à eux se trouvait une dizaine de grisha, armes en mains, yeux furibonds, prêts à les déchiqueter. « Merde. »

(…)

Leur chef s’avança vers eux, un sourire froid muet sur les lèvres. Iseult ne la reconnaissait pas, sentait les sueurs froides s’emparer de son corps tout entier. Il n’y avait presque aucune chance qu’ils s’en sortent vivants si elle ne faisait pas quelque chose, si elle n’osait pas avouer qui elle était, ce qu’elle faisait pour la résistance. Les Grisha les avaient forcé à déposer leurs armes au sol, au point qu’Iseult se retrouvait dans l’incapacité de se défendre. Elle tenta de regarder Antosha, mais celui-ci n’avait d’yeux que pour leur ennemi. Ses yeux étincelaient, s’il avait pu, ils les auraient probablement dévoré tout cru. La gosse sentit la bile dans son estomac remonter jusqu’à sa bouche. Elle ne pouvait pas flancher, pas maintenant, pas ici. Elle souffla et attendit que le chef parle. « Comme c’est mignon. Un couple Drüskelle qui gambade innocemment dans les montagnes. » Elle marqua une pause et releva brusquement le menton d’iseult. « Ce sera d’autant plus marrant de le tuer lui face à tes yeux impuissants humaine. Je te tuerai plus tard, quand le deuil deviendra trop lourd, quand la culpabilité viendra s’accabler sur tes épaules. » Elle riait, riait à ses mots, Iseult dût se contenir pour ne pas lever les yeux au ciel. « Parce que sans ta jolie voix Drüskelle, nous ne vous aurions probablement jamais trouvé. » Elle relâcha son emprise sur le menton de la Beauchamps et se tourna brusquement vers Antosha. Il tenta de se débattre, mais la Grisha le tenait déjà sous son emprise. Elle sortit une lame de son fourreau et la passa doucement sur les joues du Bytchkov. Celui-ci se contenta de lui cracher à la figure, alors qu’il continuait à tenter de se défaire de son charme magique. Elle était heartrender, tout comme Iseult. La gamine secoua violemment la tête, elle devait agir, mais connaissait également les conséquences de son acte. Si elle avouait qui elle était, alors ils sauraient, mais surtout lui saurait. Elle laissa une dernière fois ses yeux vagabonder sur le visage d’Antosha et expira longuement. Iseult réussit à défaire sa main droite de l’emprise des Grishas et la tourna en direction de leur chef, elle fît ce qu’elle savait faire de mieux, toucher au cœur battant. La jeune femme se retourna brusquement en direction de la Beauchamps et arqua un sourcil. « Regarde mon poignet. » La Grisha s’avança vers Iseult et remonta la manche de sa chemise à son bras droit. Le tatouage, en général masqué par du maquillage, ne l’était pas aujourd’hui. La résistante resta muette pendant quelques secondes. « Je suis une Grisha infiltrée au sein des Druskelles. J’appartiens au camp Moretti, mon nom de code est le loup. Je suis une shadows. » Elle marqua une pause. « Tu peux vérifier ces informations avec Chiara Moretti elle-même. » Elle osa enfin détourner les yeux en direction d’Antosha, qui avait cessé de se débattre et qui la regardait avec une intensité qu’elle n’avait encore jamais vu auparavant dans ses iris. Il n’avait pas le droit de se démasquer, il n’avait pas le droit de la traiter de menteuse, pas maintenant. Peut-être plus tard, quand ils étaient saints et saufs. « Je sais qu’il y a quelques shadows chez les Druskelles, mission suicidaire si tu veux mon avis. Et lui qu’est-ce qu’il est ? » Elle observa Antosha de bas en haut, de haut en bas, scannant tout signe de faiblesse. « Un ami à la cause. Je nous ai amené ici, parce que je sais qu’en général il n’y a personne, nous avions besoin de place pour discuter des prochaines missions. » La Grisha semblait dubitative, mais elle donna l’ordre de les relâcher. « Je vous laisse partir. Je vais vérifier toutes ces informations avec les Moretti, si je découvre que tu mens, je vais te retrouver et te tuer de mes propres mains. » Elle fît signe à son escorte de la suivre, faisant demi-tour, ils disparaissaient enfin de l’horizon. Iseult relâcha lourd soupire et se tourna vers Antosha. « Avant que tu ne dises quoi que ce soit, rappelle-toi que je viens de nous sauver la vie. » Il resta muet pendant plusieurs secondes, des secondes qui semblaient prendre l’ampleur d’heures, puis nonchalamment il se releva. Il attrapa son épée, remis en place son fourreau, et daigna enfin poser ses yeux sur Iseult. « Ne m’adresse plus un mot Beauchamps. » Iseult voulut riposter, mais il leva la main. « S’il te plaît, pour une fois, ferme-là. » Il remonta à cheval, fît demi-tour et s’en alla au galop. La Grisha ne chercha pas même pas à le rattraper, sa vie semblait avoir pris fin à l’instant même où son plus terrible secret venait d’être dévoilé.
AND NOW I RISE - 2018



BEWARE SHE'LL RISE ABOVE ALL:
 


Dernière édition par Iseult Beauchamps le 02.11.18 2:10, édité 11 fois
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Iris Beauchamps
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— pseudo : STELLAR WITCH. , (ELIE).
— avatar + © : NINA DOBREV (@WILD HEART)

— âge : (twenty-nine yo) les années défilent, elles s'imbriquent et se saignent, scarifient le palpitant et la peau de la porcelaine. elle inspire, expire, souffle délicat d'un myocarde désireux de continuer à survivre.
— statut civil : (engaged) le palpitant saigne à flot, hémorragie qui s'échappe à chaque contraction du myocarde. elle est amoureuse de caleb hendry, grisha qu'elle a vendu à la couronne après avoir tué sa petite soeur. amour qui lui est désormais interdit. alors elle s'épanche d'affection dans les bras d'aleksei anderssen, dont le mariage avec lui sera célébré lors du prochain concordium.
— pouvoirs : (inferni), les flammes dansent dans ses yeux, volcan en eruption qui lui a donné le sein. les lippes crachent le feu, incendient et ravagent ce qui l'entoure. c'est une dragonne.
— allégeance : (always and forever) iseult, ivan, ilya. les triplés, tout comme ses deux autres petits frères sont la prunelle de ses yeux. son souffle continue d'exister pour eux, sa force ne lui sert qu'à les soutenir et ses manigances à les protéger. elle vibre pour eux, sur un rythme effréné qui causera peut-être sa perte.
— métier : (druskelle) coming soon.
— points : 592

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— 19.08.18 23:55 —


voir autant de beauté réuni au même endroit, l'amour tout ça.

la réaction d'isaure quand elle va découvrir la relation anthosha/iseult.
BREF, TOUT CA POUR DIRE BIENVENUE CHEZ TOI LA GUEUSE.
t'es fraîche, t'es de toute beauté,
tu fais plaiz.
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Regina Anderssen
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— pseudo : ΛSH COVEN (MIA)
— avatar + © : PHOEBE TONKIN (@ULTRAVIOLENCES), ICE AND FIRE & BLACKTHORN&GREYWAREN (crackship), MACARON (img)

— âge : ( vingt-neuf ) années où on lui a bourré le crâne avec des idées malsaines. vingt-neuf années où elle n'a jamais été réellement elle-même. véritable pantin de son cher paternel, il l'a forgé à son image et il a complètement effacé la gamine innocente et naïve qu'elle était.
— statut civil : ( mariée ) à gendry anderssen. devenant indirectement princesse, regina s'avance sur l'échiquier géant en plaçant ses pions de manière stratégique. Le mariage a eu lieu lorsqu'ils avaient tous les deux vingt-trois ans, mais le plan qui visait à épouser ce jeune prince remonte a bien plus longtemps. déjà lors de leur scolarité, regina s'était amusée à séduire gendry sous les ordres de son paternel et le petit prince n'avait eu aucun mal à succomber aux charmes de celle qui voulait voir disparaitre les anderssen.
— allégeance : ( cercle des onyx ) héritière virmund, elle est devenue le bras droit de son paternel au sein du cercle. regina est bien plus qu'une simple confectionneuse de bijoux, elle est une talentueuse alchimiste qui occupait le poste de adjoint des alchimistes avant de devenir bras-droit.
— métier : ( ex tailleuse de pierre ) l'héritière marche sur les traces de ses ancêtres en devenant à son tour tailleuse de pierre et possédant sa propre boutique à aydindril dans la silver alley. boutique qui semble être un endroit normal où on vend des bijoux, mais qui est beaucoup plus que cela en realité. les trois gemmes, sa boutique de bijoux luxueux, possède une arrière boutique où elle exerce ses talents d'alchimistes hors-pairs en confectionnant des bombes. commerce illégal auquel elle se prête pour satisfaire ses fidèles clients désirant la mort de leurs ennemis.
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( SOUL MATE )
i don't accepted my love.


☽✵☾

( HER HUSBAND, HER TROUBLEMAKER )
your full loyalty.



— points : 2013

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— 20.08.18 0:27 —

quand je vois le drama qui attends iseult et que c'est trop pour mon petit esprit



mais après je suis rassurée en voyant vos idées de malades avec charlie What a Face


et comment je serais en lisant vos rps :


BREF BIENVENUUUUE
J'AI HATE DE LIRE TA FICHE
BON COURAGE POUR LA REDIGER
I love you I love you
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Tilda Carstairs
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— pseudo : herondale (clara)
— avatar + © : zoey deutch + avatar (midnight blues)

— âge : ( vingt-trois ) années à tenter de s'en sortir. à tenter de survivre dans un monde qui lui est hostile. si jeune en apparence alors qu'elle a l'âme meurtrie et le coeur brisé.
— statut civil : ( célibataire ) elle a aimé tilda. elle a aimé à s'en briser les ailes. et c'est ce qui est arrivé. il lui a arraché le coeur à mains nues. ironique pour une heartrender. elle a fermé son myocarde à tout le monde depuis. elle a bien trop souffert pour laisser à nouveau quelqu'un la détruire à ce point.
— pouvoirs : ( heartrender ) don maudit, dangereux. l'enfant a fait la découverte de son pouvoir quand elle a appris la vérité sur ses origines. elle a vu avec stupeur sa mère ployer devant elle à cause de la baisse d'oxygène dans son sang. souvenir douloureux qui reste ancré en elle depuis des années.
— allégeance : ( résistance ) sa seule famille. tilda est entrée dans la résistance peu de temps après le meurtre de sa mère par un scythe. et pas n'importe lequel. profondément trahie, la gamine n'a plus rien à perdre sauf la vie. alors autant se battre pour les siens.
— métier : ( shadows ) espionne pour le compte de la résistance, tilda est devenue une ombre. une arme secrète infiltrée dans thormar. un rôle qui ne lui fait pas peur. la gamine sait se jouer des faiblesses des autres pour servir ses intérêts.
— points : 511

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— 20.08.18 23:45 —


hâte de voir tileult/ilda rise
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Safia Jaafari
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— Messages : 148
— pseudo : mannie
— avatar + © : zhenya katava (princesse ève), siren charms (signature) & tumblr/kane (icons)

— âge : ça fait vingt-quatre ans qu'elle respire et qu'elle impose sa présence. éternelle jeunesse qui a peur de se réveiller avec des rides.
— statut civil : elle est une éternelle célibataire. safia déteste être attachée à quelqu'un et donner la chance à une personne de la poignarder dans le dos. safia a tue ses sentiments. elle a un coeur de glace, malgré son caractère de feu. par contre, elle ne compte plus les hommes qui ont passé dans son lit, afin de lui tenir compagnie.
— pouvoirs : est-ce que la séduction est un pouvoir? si oui, elle le possède à merveille.
— allégeance : quelle question! safia porte allégeance à la royauté depuis sa naissance. la jeune femme voue un culte à la richesse et à la couronne, mais elle aimerait bien que sa famille règne. safia désire le pouvoir.
— métier : safia aime dire qu'elle travaille dans le domaine agricole, comme tous les membres de sa famille depuis plusieurs générations. en réalité, elle n'est pas dotée de la générosité gratuite. si elle doit travailler, elle doit obtenir quelque chose, en retour. elle joue si bien son rôle de fille bien élevée qu'elle pourrait être actrice.
— points : 657
Age : 25
— 27.10.18 15:56 —

dommage que les beauchamps et jaafari ne s'entendent pas...
trop de beauté ici
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— drüskelle —
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Iseult Beauchamps
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— Messages : 209
— pseudo : ICE AND FIRE. (MANON)
— avatar + © : ADELAIDE KANE. (@NOTYOURMAMA AKA CHLOE QUEEN)

— âge : VINGT-NEUF ANS, vieille, c'est ce qu'on aime lui dire. majorité passée depuis maintenant bien des années, iseult est devenue femme, elle est devenue grande, forte, mature, terriblement capable d'ôter la vie à n'importe qui. les années se sont écoulées et iseult est toujours seule, si seule qu'on se demanderait parfois si elle ne terminera pas vieille fille, avec comme seule compagne son épée.
— statut civil : CELIBATAIRE, bientôt fiancée, l'échéance va tomber comme un gong, alors qu'iseult n'a jamais aimé qu'un seul homme et que celui-ci est cruellement hors de sa portée. elle n'avouera jamais ses sentiments, ni ses intentions, mais l'idée même d'être courtisée par un autre, promise à un autre l'offusque terriblement.
— pouvoirs : HEARTRENDER, Un pouvoir terriblement satisfaisant qui n'en laisse pas un indifférent. De ses longs doigts, elle sait faire courber l'échine à n'importe qui quand l'envie lui en vient, alors qu'elle tient entre ses mains les organes les plus vitaux d'un humain. Elle ne peut tuer, ne peut qu'immobiliser, mais c'est juste assez pour la faire jouir de la puissance de ce don qu'on lui a offert.
— allégeance : la résistance grisha, ucucucucuc
— métier : drüskelle, ucucucucuc
— tell me your story :
« IDONTWANNABEYOU ANYMORE »

i loved you ◇◆◇
BUT YOU LEFT ME

BABE, THERE'S SOMETHING SO TRAGIC ABOUT YOU, SOMETHING SO MAGIC ABOUT YOU, DON' YOU AGREE?
family above all ◇◆◇
THEY SAID

BABE, THERE'S SOMETHING SO TRAGIC ABOUT YOU, SOMETHING SO MAGIC ABOUT YOU, DON' YOU AGREE?
shewolf ◇◆◇

BABE, THERE'S SOMETHING SO TRAGIC ABOUT YOU, SOMETHING SO MAGIC ABOUT YOU, DON' YOU AGREE?

— disponibilité rp : (4/4) ivan, antosha, ilyah, famille.
— points : 574

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— 02.11.18 17:37 —


G ENFIN FINI
C LA FETE DES HARICOTS

@iris beauchamps ;; gro lov sur toa

par contre qu'iris donne pas son avis sur la vie amoureuse d'iseult hein
parce que bon
elle est pas mieux hein

elle fricotte avec un anderssen
ET A TUE UN MEMBRE DE LA FAMILLE DE SON VRE MEC
SO

et merci bae btw jte retourne le compliment


@regina anderssen ;; MERCI CHAT
TKT
LE DRAMA D'ISEULT C RIEN COMPARE AU DRAMA QUE REGINA DEVRA VIVRE AVEC CHOLAPIN ET IRIS DS SA LIFE
   

@tilda carstairs ;; montrons à ces moins que rien
que les grisha mêlés ont plus le swag qu'eux
 

@safia jaafari ;; pas obligé qu'iseult et safia ne s'entendent pas.  
merci beaucoup. I love you I love you


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;; heart of glass, mind made of stone ;; iseult
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