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Demon’s mistress | Kiyoko
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— scythe —
Scythe Orwell
Scythe Orwell
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— Messages : 19
— pseudo : météorites
— avatar + © : woo doh wan (c) soulmate

— âge : (27 ANS)) les âges insaisissables qui jamais ne trouvent d'emprise sur son visage, la froideur d'un regard, la morsure de sa hargne, si lisse de son indifférence qu'on se surprendrait presque à le trouver fatalement immonde.
— statut civil : ((CÉLIBATAIRE)) le coeur oublieux de ces considérations surfaites, parfaitement humaine. Son coeur, il l'a dur et inflexible Orwell. Le froid, il l'avait atteint jusque là.
— allégeance : Il est FIDÈLE À L'ORDRE, par convention, par habitude et par amour de cette tranquillité qu'il affectionne aujourd'hui à demi-mesure. Mais il ne fait pas battre son coeur. Il n'y a aucune flamme, aucune conviction lorsqu'il y songe, juste la caresse persistante de cette cruelle indifférence.
— métier : Enfant, il s'imaginait homme de lettre, professeur à défaut de bibliothécaire. Il en avait l'éducation et l'irrépressible passion, des mots qui s'enchaînent en fable, des fables qui se meurent en histoire. De leur infini justesse, de leur exactitude complexe. La mort, il ne l'avait jamais vraiment comprise. Jusqu'à devenir un SCYTHE.
— nom de naissance : Kyren Akhan
— points : 129
— 06.11.18 19:07 —


Kiyoko  | Orwell


— She seemed —
at once, some demon’s mistress, or the demon’s self.

Orwell referme l'épais volume de cuir.

Un geste fluide, coutumier.

Il se frotte les yeux,  négligent, et réalise qu'il est assit dans ce siège depuis trop longtemps, avec des ouvrages qui s'accumulent à ses pieds en tas informe, piètre vestige de son besoin compulsif de se réfugier auprès de la plus tortueuse - et la plus envahissante- de toutes les femmes. Kiyoko. Lorsqu'elle lui a ouvert la porte la veille au soir, l'aînée Nakamura n'avait posée aucune question - elle n'en posait jamais. Sa présence avait ces airs d'évidences qu'il ne s'expliquait plus. Ils étaient le pôle d'une même impulsion qui gravitaient l'un l'autre dans une course qui ne cessait de s'entrelacer, qu'importe la distance qu'ils auraient souhaités y insuffler. Leur vie après tout, était destinée à être une courbe soigneusement rodée. Ou tout du moins en avait-il été persuadé.

Un instant de flottement, un sursaut d'agacement, une crispation de l'estomac. Ça bouillonnait sous son crâne, crépitait dans le creux de sa gorge, ballotait dans la crevasse de son ventre - il n'aurait pas dû se permettre de faire ça.

« Ki'? »

Et sa respiration elle, la combattante silencieuse, demeure sereine, mensongère. Il avait apprit à l'être, un mensonge, par tous les pores de son être. Le calme était son plus grand masque, une indifférence soigneusement ficelé qui ne se craquelait jamais, sauf lorsqu'il se décidait à l'ôter. A tout abandonner à ses pieds pour revêtir le manteau inconfortable de son humanité. Mais avec Ki', l'inconfort avait quelque chose de presque plaisant. Une heure d'abandon où son regard hagard voguait de page en page lorsque même le chocolat ne parvenait pas à apaiser les tourments de son âme. Et y parviendrait-elle, la divine? Lorsqu'elle prend place sur ses genoux, exigeante comme elle seule se permettait de l'être, comme elle seule savait l'être. Les mains pressées sur ses joues, le regard accusateur. Kiyoko, elle n'avait rien du calme d'un ciel sans nuage. Elle en était la tempête qui y faisait toujours rage. Elle bousculait, renversait, réclamait d'une simple oeillade le monde et son imaginaire, ce qui n'existait et deviendrait. Elle n'était qu'une insolente naïade, aussi touchante qu'insupportable. Mais son regard refermait le feu que Prométhée avait dérobé aux dieux pour l'offrir aux hommes.
Il était juste dommage qu'elle l'ait gardé enfouit en son sein, égoïste.

« Ne me fais pas ces yeux là. »

Il n'aimait pas se sentir coupable.
Pour elle ou pour un autre.

Et pourtant, c'est son bras qui vient entourer sa taille et sa tête s'appuyer contre son poing. C'est naturel, cette main qu'il glisse dans ses cheveux. C'est instinctif, comme ses lèvres qui s'égarent brièvement contre sa tempe, ce faux repentir qu'il avait apprit à distiller au fil du temps. Elle devenait la peine Kiyoko, lorsqu'elle creusait sa place au creux des coeurs. Ses sourires avaient le reflet des tendres malheurs.


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Kiyoko Nakamura
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— âge : 28 | années en apparence qu'elle garde, cache son cœur brisé de gosse sous des traits d'une rage froide. Une vie qui lui semble déjà interminable, qu'elle se demande comment la supporter encore et encore.
— statut civil : SEULE | Virevolte le temps d'un soir sous les promesses éphémères. Inutile et futile, on lui a appris à mépriser l'affection. Elle aime renier ses propres émotions, bien qu’elle ne soit pas à l’abri d’un regard qui pourrait venir perturber ses idées.
— allégeance : ELLE-MÊME | Loyale en apparence comme tout Drüskelle aux idéologies haineuses de l'armée qui l'a élevée plutôt qu'aux terres où elle est née. Elle ne cesse de remettre en question ses propres actes, quand le masque tombe la nuit. Un équilibre fragile entre éducation et héritage, qui ne cessent de cogner.
— métier : DRÛSKELLE | Elle escalade les rangs de l'armée durant des années, coincée en tant que soldat parmi tant d'autres, seule chose à laquelle se rattacher plutôt que de tomber et céder. Élevée au rang d'Officier de sa propre cour, un moyen d'y rester proche et de protéger les siens. Deux vies devenues impossibles à concilier depuis la réactivation de l'ordre, la Drüskelle impitoyable et la noblesse impartiale se marient sous ses changements d’allure.
— tell me your story :


— disponibilité rp : open [3/6]
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— 06.11.18 20:14 —


Kiyoko  | Orwell


— you —

in the gentlest of waves,
destroyed me

Silence léger, tolérant, dont elle se délectait en sa présence. La respiration lente, allongée aux rebords d’un feu crépitant pour distiller le froid amer, elle ose laisser divaguer son regard sur les courbes de celui qui n’y était plus par la pensée. Ses pupilles miroitent les braises échauffées, comme si les flammes dansantes reflétaient ses propres démons et ne s’alourdissent jamais quand elle s’aime à l’observer. Admire celui qui avait fait d’elle une de ces femmes banales qui n’arrivaient pas à porter les consonances du mot non sur les lèvres. Elle n’avait pas dit un mot, de son arrivée si coutume dont elle préférait ignorer ses battements de cœur, ravalé dans une crevasse au fond de son être, aux longues heures qu’il avait passé enfoui dans des poèmes perpétués de fantaisies. Un vaste arrêt dans le temps, soirée perdue dans ses propres ténèbres, interrompu par le seul geste répété attentionné.  Elle lui avait apporté une troisième tasse de thé chaud, vapeur légère glissant à travers les mots encrés sur ses pensées, de ses herbes préférées. Mais il ne remarquait pas, Orwell, ne remarquait jamais qu’elle se devisait, que des nouveaux livres sertissaient ses murs alors qu’elle n’y saisissait goût.

Et pourtant peu lui importait, elle ravale son faux mécontentement quand elle s’oublie le temps d’un instant.

Comme si une présence avait suffi à calmer la tempête foudroyante qui se brisait à chaque creux de respiration dans son corps, comme s’il déchaînait envers et contre tous ses propres mensonges rebondissant sur les similitudes de leurs êtres. Elle s’était perdue dans son calme, Kiyoko, s’était perdue dans le sang qu’il partageait de ses mains, effleurait ses joues. Abimée par cet apaisement qu’elle s’était tuée à chercher au fond d’elle-même et ses remèdes, démolie par cette douce drogue qu’elle ne trouvait autre part qu’au fond de son regard glacé, lui. Deux amants ne connaissant pas le penchant charnel, s’étaient retrouvés à travers les temps, une histoire dénuée de sens autre que le commun de leurs destins.

Son regard s’ôte des mains dont elle reconnaît les craquelles quand il brise de sa voix la bulle compulsive dans laquelle il s’était rétracté. Encore et encore. Elle ose s’adonner à des caprices puérils quand elle le rejoint enfin dans leur moment. Risque une moue et des yeux qui trahissent sa frustration, mine l’abandon d’une demande enfantine d’attention. Se laisse soupirer à travers les délicatesses de son toucher dont il effleure les courbes de son visage strict. C’est un jeu, d’oser hausser la voix pour râler alors qu’elle s’en délecte impunément de ses culpabilités.  

« De toute façon tu ne les remarques même pas, mes yeux. »
Elle souffle, la mine enrobée d’un sourire espiègle qu’elle prétend cacher dans la courbe de la nuque de l’homme, caresse sa clavicule de ses lèvres aux versants si froids et solitaires. Des doigts féminins, preuves de ses monstruosités dont elle était capable, viennent se faufiler entre les mains du jeune Scythe.

Et elle s’ordonne, Kiyoko, de réclamer le malheur qu’il laisse peser au gré de ses journées pour le réconforter. Il ne sera que sien, ce cauchemar qui hante leurs esprits, car elle est égoïste, quitte à porter leurs malheurs dans un revers de solitude inavoué.

« Mais tu sais que moi, sans toi, c’est une crainte honteuse qui m’envahit. Parle-moi, Ren. »

Elle cherche, quémande les attentions naïves d’une affection qui ne sera jamais entièrement sienne, au détriment d’un réconfort rassurant de liaisons frivoles et ordinaires.  Elle aime se perdre, se torturer. Elle chérit qu’il la tourmente et fait d’elle une de ces femmes qui s’égarent à ne dire que oui. Un instant où tout masque tombe le temps de longues secondes.



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— métier : Enfant, il s'imaginait homme de lettre, professeur à défaut de bibliothécaire. Il en avait l'éducation et l'irrépressible passion, des mots qui s'enchaînent en fable, des fables qui se meurent en histoire. De leur infini justesse, de leur exactitude complexe. La mort, il ne l'avait jamais vraiment comprise. Jusqu'à devenir un SCYTHE.
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— 06.11.18 21:38 —


Kiyoko  | Orwell


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at once, some demon’s mistress, or the demon’s self.

Il ne peut plus sourire Ren.

Pourtant il aurait aimer pouvoir le faire pour elle.  

Mais il ne reste que ces sensations muettes.
Cette caresse légère et tiède sur son visage. Les éclats rouges sous ses paupières. La lune du bout de ses rayons. Contre sa joue, sa paume a quelque chose d'infiniment douloureux - une tendresse mal dissimulée qu'ils peinaient parfois à réprimer. Son visage était si proche que son souffle régulier venait balayer son front, soulever ses cheveux en rythme. La fraîcheur nocturne se dissipait dans la proximité tiède de son corps étroitement blottit contre le sien et de ses bras qui la serrait contre lui, comme une couverture. Avec le carmin des flammes qui crachotait contre les murs, tachetait de reflet fauve ses boucles sombres.

« Je remarque tes yeux. Tes mains, tes bras, ta taille, même les absurdités que tu arrives à débiter en une soirée. »

Il ne lui vint pas à l'esprit de détourner le regard, il y avait une douce possessivité dans ses yeux abîmés dans la glace, une chaleur qui ne parvenait pas à en entamer les rivages.

Ren aimait Ki'.
Assez pour sans cesse échouer sur le cuir de ses canapés, pour retenir des détails sans grande importance qu'elle disséminait au fil de leurs conversations lorsqu'elle pensait qu'il l'ignorait en toute impunité. Pour pouvoir prédire avec précision ce qu'elle allait dire ou faire dans cette acuité inconsciente qui ponctuait la force des longues relations. Et même avaler les ersatz de denrée alimentaire qu'elle avait le culot d'appeler cuisine sans émettre aucune protestation.
Ren aimait Ki.

Et pourtant, pourrait-il mourrir pour l'éclat d'un de ses sourires?

Maintenant qu'il l'observait, la question tournait, entêtante. Obsédante.

« J'ai glané la mauvaise personne. Volontairement. »

Oui Ren, pourrait-il mettre fin à sa courte vie si cela pouvait rallonger la sienne? Être assez sincère pour faire frémir la lame de la mort elle même? Parce que c'est ce qui l'avait touché Ren, la douleur de sa sincérité. Cette absolue conviction qui n'avait aucune autre finalité que celle de se donner. Une vie pour une vie. Son frère ou lui. Raven ou Naven. Une stupidité. Et pourtant, il avait à peine hésiter - aurait sans doute préférer.

« Ce n'est pas dans mes habitudes. »

Il laissa ses doigts s'égarer, glisser, s'aventurer sur les traits de la poupée dont le sang avait si souvent entaché la peau de lait. Elle était toute en tendre contradiction Kiyoko. Elle avait le coeur dur la plupart du temps. C'était inévitable au vue de ses fonctions, elle avait apprit à vivre ainsi, à tout enfouir à même la source vive de ses tourments et de ses caprices. Le monde était une indicible folie après tout. Une démesure sans cesse reconstituer où la mort peinait à étreindre les corps de ceux qui avaient put s'en immuniser. Et qui paradoxalement n'avait jamais été aussi présente qu'en ces instants de paix où la révolte gronde là où tous, toujours, se détournaient. Sa dureté, elle en avait fait une force. Enfant louve aux crocs trop long dans la morsure cruelle tâchait la terre de sang.

Et pourtant, pourtant - il y avait cette douceur qu'elle savait esquisser du bout des doigts. Et cette chaleur qu'elle dégageait éclipsait sans peine celle de l'âtre - elle l'avait tiède et confortable, éminemment réconfortante. Est ce qu'il mourrait pour ça?

« Et si ça s'apprend, j'aurai des ennuis. C'était stupide. Pourtant... je ne regrette presque pas. »

Oui Ki, est ce qu'il mourrait pour toi?
Peut être.
Peut-être pas.

Sans doute était-ce l'une de ces vérités qui ne pouvaient être dévoilés que lorsqu'elle se présentait. Mais oui, il l'aimait, lorsque son regard se perdait dans le sien, lorsqu'elle le comprenait. Lorsqu'ils étaient si étroitement blottit qu'il n'aurait sut dire si l'enchevêtrement de leurs membres avait un commencement ou une fin.


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— 06.11.18 22:58 —


Kiyoko  | Orwell


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in the gentlest of waves,
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Elle sourit malgré elle, Kiyoko.

Sourit quand il vient mordre un peu plus sa chair de ses mots dont les éclats ne devraient être douloureux pour ceux qui ne sont pas déchus de toute tendresse. L’affection de la phrase se noie dans un détachement et une froideur presque candide. Se perd aux louanges baignées dans la voix insensible, contraste à la chaleur émise par l’étreinte d’un enlacement presque déchirant. Il lui rappelle ce qu’elle n’éprouvera jamais, une histoire sans début ni fin qui se laisse emporter par sa propre détérioration au fil du temps. Il lui rappelle qu’elle l’a aimé, qu’il était le premier, chaque fois qu’il plonge son regard dans les ténèbres du sien, cherche une once de ce qu’elle ne croît plus être depuis trop longtemps déjà. Car les ombres dansantes au gré du crépitement des flammes illustrent la peine qu’elle éprouve à appréhender que son image puisse encore compter aux yeux de ceux qu’elle ne menace pas de sa colère. Trop aliénée des réels sentiments généreux qu’ils auraient pu éprouver si leur destin avait été différent. Elle se laisse faiblir au creux du son de ses paroles qui ne changeront jamais rien à ce moment. Pour l’instant.

Kiyoko s’était retrouvée perdue dans une spirale de cette relation qui lui apporte autant qu’elle ne lui en dérobe à chaque rencontre, chaque soirée partagée au gré des envies impulsives des angoisses des deux reniés. Son reflet défile devant ses yeux quand elle se surprend à être cette douceur qu’elle avait enfouit depuis trop de temps. Peut-être qu’elle l’avait aimé pour ça, Ren. Il retrouvait en elle ce qu’elle avait elle-même oublié depuis des années passées et négligées. Il faisait d’elle celle qu’elle rêvait de retrouver mais craignait tout autant, peur d’éclater et d’agoniser dans un crachat de faiblesse. Une envie fébrile qui ne prenait oxygène à la surface qu’au travers des conséquences des actes meurtriers qu’ils commettaient avant de s’évaporer. Un mal pour un autre mal. Comme si l’on abandonnerait un loup dans un cours d’eau trop violent ; capable de survivre mais dont il finira certainement par mourir d’affaiblissement.

Volontairement.

L’éclat de vérité fait écho au secret qu’il vient de déceler au cœur de la confiance de sa présence. La main s’échappe des courbes si musclées de celui qu’elle perd malgré elle, tant leurs chemins s’entrecroisent sans se partager. Elle sait qu’il ne cherche guère le réconfort de sa chair, de ses sens et de ses émotions, le sait immuable devant ce qu’elle a à lui céder. Et ses pensées se perdent, remuent les sens de son esprit pour essayer de comprendre la situation qu’il venait d’exposer.

« Si cela t’est arrivé, comment puis-je encore un jour être certaine de mes propres actes ? Comment pourrais-tu l’être toi-même ? »

Car il savait, elle lui avait confié au détour d’une nuit enlacée à lui révéler ses pensées, qu’il était devenu le pilier de sa lucidité. Il savait que sa révélation n’avait pas que des répercussions sur ses devoirs de Scythe. Un automatisme presque dérangeant s’était emparé d’elle, le temps d’une seconde pour retrouver l’enfant abandonné à son instinct de survie dans les camps.

« Humain ? Ou… ? »

Un regard qui s’était transformé en l’espace de quelques minutes pour retrouver cette sévérité dont elle faisait toujours preuve, l’élément ultime du masque d’indifférence. Mais sa main, contraire au sentiment partagé par son faciès, s’agite, celle de Ren dans son étreinte, et elle vient poser l’index de Ren sur ses propres lèvres. Peu importe la réponse, peu importe le grisha ou l’humain épargné, elle gardera le mensonge comme s’il était sien. Comme toujours, il était plus facile de renier et de conserver les démons d’un autre que de faire face à ses propres chimères.

« Tu ne regrettes pas … Pourtant si tu m’en parles c’est que ça te ronge d’une autre manière que par le regret … »

Ses yeux se plongent pour s’immerger dans ces prunelles qu’elle avait tant détestées à leur absence, tant chéries à leur arrivée.



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— 10.12.18 15:20 —


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Peut-être le connaissait-elle trop bien.

Peut-être ignorait-elle qui il était réellement.

Ses doigts glissent dans entre les boucles folles de sa belle, s'égare sur la chaire de sa nuque. Il n'était pas fait pour les longs discours rassurant Orwell, il n'avait pas la plume d'un poète et encore moins la tendresse d'un véritable frère. Il était bancale certainement, mal développé, un embryon de rien abandonné entre imposture et humanité. Que ferait-elle si lui même avait vacillé? Pouvait-on même dire qu'un jour elle aussi viendrait à tomber? Une erreur est un risque, un risque est une chance de tout perdre, si tant est qu'il y avait réellement quelque chose à perdre. La fin n'était pas une éventualité mais une fatalité. Un jour tout s'arrêterait, pour lui comme pour elle, surtout pour eux qui n'étaient qu'honneur désuet et figure de haine.

« Tu ne feras pas comme moi. Tu es plus maline que ça. Et si ça jamais cela devait arriver, tu ne te ferais pas prendre. »

Il en doutait à peine. C'était un espoir muet cette tendre assurance, celle qu'elle ne connaitrait pas le silence de ces tourments. Un doute récurrent qui disparaissait brièvement pour mieux le saisir, interrogation en filigrane qui mourraient pour mieux revenir. L'erreur n'était pas une donné familière pour Orwell, il s'en était fait étranger, exécuteur chassant ses cibles sans honte et sans regret. Il aurait dû s'y maintenir, ne pas bêtement se contenter d'un modique une vie contre vie.

Oui mais...
Il y avait eut cette voix.
Il y avait eut ces yeux.

Il a encore tant à faire Raven...

Sa langue claqua.

« Humain, je ne suis pas encore totalement suicidaire. »

L'ombre d'un sourire et un vague haussement d'épaule, une négligence valait toujours mieux qu'une trahison. Pourtant, Ki, elle creusait là où il aurait préféré ne pas la voir venir, avec l'arme la plus délicate qui soit, la plus mortelle aussi - sa prévenance, sa douceur, son affection. Elle le touchait. Elle touchait avec son coeur avant de le toucher avec ses mains. Elle le touchait comme plus personne ne le faisait, avec une sincérité qu'il n'avait jamais sut repousser, dont il ne parvenait plus à se passer. Elle était ce fil qui rattachait Ren à Orwell, une absolu certitude que sous cet engourdissement constant, quelqu'un parvenait encore à agiter son palpitant. Qu'importe qu'il sommeil dans une neige éternel tant que l'ombre de Kiyoko planait encore sur le grain de sa peau. Elle serait sa lumière et il serait le brûlé, une âme auprès de laquelle il pourrait se réfugier.

« C'est compliqué, je n'aurai pas dû faire ça. Je ne suis pas conçu pour ça. »

Sa langue glisse sur ses lèvres sèches. C'était délicat, car jusqu'à présent, il n'y avait eut qu'une exception. Juste cette femme blottit entre ses bras dont l'histoire était trop semblable à la sienne pour que son coeur ne gravite pas autour d'elle. Mais une exception demeurait bénéfique que si elle était unique. Et il avait confiance en Kiyoko là où Raven n'était qu'un inconnu parmi tant d'autre.

« Je me sens responsable sans doute. »

Peut être parce que la mort de l'un n'était pas destiné, peut être parce que son existence à lui en dépendrait. Il soupir Orwell, frotte le coin de ses yeux de ses pouces avant de secouer sa tête, son regard courant sur le visage de sa belle avant qu'il n'arque un sourcil circonspect.

« Qu'est ce que tu en penses toi? »


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