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chained hands | centhys.
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— spoilt and rotten —
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Nephtys Jaafari
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— Messages : 110
— pseudo : ASTRA | SANDY.
— avatar + © : SONIA, ©VOCIVUS (avatar); @MYSELF (signa + gif signa); CENDRE BB (aesthetic).

— âge : VINGT ANS. | vingt pétales fanées, vingt années passées déjà. une beauté juvénile qui perdure sur ses traits.
— statut civil : FIANCÉE. | cendre, un homme qu'elle ne connaît pas; beauchamps, une famille qu'elle n'apprécie pas; la bague presque au doigt, lourde de poids et de sens. sans aucune attache, que de l'incompréhension. pourtant, elle ne demanderait que ça, la gamine, amoureuse de la simple idée d'aimer, rêveuse et envieuse du coeur grenadine et des papillons qui bouleversent le ventre.
— allégeance : LES JAAFARI. | la fortune, les beaux bijoux et... le poison, l'envie irrémédiable de tout contrôler, le besoin de tout contrôler. une soif de pouvoirs qui ne finit jamais de couler dans ses veines. un profond amour pour sa famille qui ne s'en fini plus de grandir.
— métier : PROFESSEUR À ILLARIA. | s'élevant comme modèle de droiture et d'intelligence. que de faux-semblants.
— tell me your story :
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— 31.10.18 11:35 —



(centhys)
CHAINED HANDS.

Elle regarde les nuages se mouver lentement à travers les carreaux de sa fenêtre. Elle ne peut s’empêcher de rester figée, stoïque, face à ce spectacle surprenant bien que quotidien. Au fond, elle les envie, les nuages. C’est étrange à prononcer mais c’est la réalité. Ils sont libres, libres de bouger où bon leur semble, libres de vivre. Elle ne s’est jamais réellement sentie oppressée par les obligations des nobles, elle n’y a jamais réellement pensé. Elle a toujours su, que le moment allait arriver, que la bague allait se glisser si rapidement à son doigt qu’elle allait en perdre l’équilibre par sa lourdeur. Elle pensait pouvoir empêcher ça, s’enticher du premier noble venu et transformer cette damnation en un mariage d’amour. Mais la gamine, elle n’a jamais été capable d’aimer, d’aimer correctement. La passion, ce n’est pas de l’amour, c’est très fort, mais c’est surtout destructeur. Elle n’a jamais été dans la retenue, elle n’a jamais fait les choses à moitié. Elle pensait que c’était l’une de ses plus grandes qualités mais à y réfléchir, c’est ce qui l’entraîne petit à petit à la perte. Elle est trop. Trop dure, trop froide, trop émotive, trop passionnée. Trop.

Des pieds claquent trop forts dans les couloirs d’habitude déserts du troisième étage. Nephtys se redresse lentement, les mains presque tremblantes de voir son destin irrémédiablement enchaîné ce soir. Elle soupire un instant, lève les yeux vers le miroir et aperçoit son reflet. Elle est belle, certes, mais pourtant ses yeux translucides n’expriment rien, elle a le dos trop voûté, les larmes quasi au bord des yeux. Elle se trouve laide à regarder, le visage d’une femme au bord d’un précipice, se demandant à chaque seconde si elle va oser sauter ou pas. Elle soupire. De toute manière, elle n’a pas le choix.

La porte s’ouvre à la volée, elle aperçoit le visage bronzé de son frère, une expression presque aussi grave que la sienne. Leurs pupilles se croisent, s’entrechoquent, alors il dégaine un sourire. Ce n’est pas un sourire joyeux, c’est le genre de sourire de soutien, celui qui annonce : « ça va aller, ne t’inquiète pas ». Elle se lève sans le regarder, tout ça l’énerve, elle s’énerve toute seule. Tout ce drame, cette atmosphère anxieuse qui règne dans la pièce. Que des foutaises. « Ton invité va bientôt arriver, père veut que tu ailles l’accueillir à la porte… Comme il se doit. » Elle hoche la tête. « Laisses-moi une minute, le temps d’arranger un peu la marchandise. » Il lâche un rire qui perce l’air, légèrement moqueur.

De nouveau seule face à son reflet, elle reste immobile un instant, expire longuement une dernière fois et apporte son raisin de rouge à lèvres contre ses lippes.

***

Elle porte ses couleurs. Tranchées, contrastées, sombres, à la lueur de son être. Un peu de carmin, finement posé habilement sur ses lèvres pulpeuses. Un peu de doré, la couleur de sa peau, aussi hâlée que le soleil, aussi pure que de l’or. Et enfin du noir, beaucoup de noir, sur ses yeux, sur ses cheveux, sur son corps. Elle a troqué la robe argentée apportée plus tôt dans la journée pour une longue robe noire ornée de dentelle. Du noir, dévoilant son esprit obscurcit, abîmé par la déception. Du noir, trahissant sa soif de pouvoir, ses mains qui trempent un peu trop souvent dans le poison, un grand allié qu’elle a adopté comme on accepte une étreinte. Au fond, c’est un message, comme pour manifester son deuil de célibataire, de femme libérée. Pourquoi essayer de donner le change ? Tout en elle est sombre. Il le devinera bien assez tôt. « Il arrive, tâche de te conduire en adulte, en femme. » Un nouveau hochement de tête, à croire qu’elle ne sait faire que ça.

Les portes s’ouvrent, elle peut apercevoir son visage dans l’entrebâillement. Ce n’est pas la première fois qu’elle l’aperçoit et pourtant, elle a l’impression de le découvrir à l’instant, avec des yeux différents, se répétant sans cesse que l’homme se tenant de l’autre côté sera son époux pour l’éternité. Elle s’avance alors, de sa démarche assurée, baisse légèrement la tête pour lui exprimer son respect. « Entrez, monsieur Beauchamps, je vous en prie. » Elle prend cette voix de petite pucelle de bonne famille, rien que l’entendre résonner dans le hall lui donne la nausée. Elle lui tend sa main, attend un baiser, laisse un petit sourire sur ses lèvres. Forcé. « Je suis ravie de vous rencontrer en bonne et due forme. » Foutaises. « Que diriez-vous d’aller converser dans la salle de réception ? Nous y serons plus à l’aise. » Chaque mot qui sort de sa bouche ne lui ressemble en rien, elle sentirait presque les yeux de son père lui coller sur le dos. Il doit être fier. Elle en est catastrophée.
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— âge : Ta carne est mutilée de ( 2 0 a n n é e s ) à déambuler parmi les terres écorchées des conflits, les étendards fiévreusement brandis, les vestiges d'une utopique paix accablés des sombres desseins.
— statut civil : Tes arabesques sont écrouées de ces répugnantes ( f i a n ç a i l l e s ), accablement insufflé de cette alliance étreignant les Beauchamps et les Jafaari. Indécentes manigances suintantes d'hypocrisie destinées à assouvir d'obscurs desseins tandis que ton palpitant écorché à vif de cette âpre réalité pulse à l'agonie à l'égard de la ( r é s i s t a n c e ). Une acrimonie insufflée de l'absolu des marieuses, estampillée d'une unique appellation, ( N e p h t y s ) qui jaillit amèrement d'entre tes lippes.
— pouvoirs : Les organes qui s'essoufflent, estropiés de tes désirs, opprimés de ces maux que tu leur infliges, ployant âprement sous l'ardeur de ce pouvoir qui flamboie au creux de ta pulpe. ( H e a r t r e n d e r ) qui châtie de son crépitant fiel.
— allégeance : La ( r é s i s t a n c e ) en pleine ébullition et ce rutilant carmin de ( G r i s h a ) ruisselant au coeur d'innombrables existences.
— métier : ( S h a d o w ) qui se pavane discrètement à travers les foules agglutinées du camp royal. Dangerosité enrobée de ce fallacieux charme d'où écument galanterie et bienséances qui affriolent les myocardes.
— tell me your story :
☽ Ashes ☾
☆☆☆ he'll set you on fire, burning you into ashes. fierce torture with this flaming pain that will make you desire death ☆☆☆



☽ Family ☾
☆☆☆ beauchamps will rise to the throne, devastating everything. drenched in power, we'll make them bow, sinking them to hell. no mercy for our enemies, blood will be spilled everywhere. beware of us ☆☆☆



☽ Monster ☾
☆☆☆ do you really think that your god can save you from a monster like me ? i'll hunt you down until you collapse and beg me to let you live, you, little dust on my path ☆☆☆


— disponibilité rp : 0/7 ( i n d i s p o n i b l e ).
— points : 1009

GET TO KNOW ME MORE
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INVENTAIRE:
RELATIONS:
— 31.10.18 18:45 —



CHAINED
You told me you needed a perfect guy. That'll make your parents proud. 'Cause you still ain't found him yet. 'Cause we're still missing a round. And now you watch me put in all this work. Just to say it won't work out. You never took me seriously. Now what the hell is that about ?
La sentence s'était finalement évertuée à t'accabler de son âpreté, ta liberté désormais étiolée pour l'éternité. Courroux des marieuses qui tempesta fiévreusement, écrouant ta carne d'une autre. Pulpeuses contrées inconnues qui ornementeraient tes esquisses, destinées à sceller les indésirables fiançailles. Entraves que tu ne pus craqueler de ton fiel ni même de ta carnassière férocité, les attentes familiales désireuses de faire prospérer la lignée des Beauchamps incapables d'être contournées de ta perfidie, immunisées de tes crépitants attraits destructeurs quand bien même tes géniteurs flamboyaient de répugnance envers les Jaafari. Immortelle animosité qui n'avait su happer ton esprit car les vestiges d'antan n'arboraient aucune importance à tes méninges, le présent les assaillant voluptueusement et entièrement.  

Tes arabesques sillonnèrent les vastes couloirs assombris du palais, ta curiosité affriolée de ces palabres ayant ruisselé quelques minutes auparavant d'entre les lippes de ton valet de chambre. Il s'était attelé à assouvir l'ordre de ton paternel de te quérir et clama l'importance de votre future entrevue. Des palabres opulentes de sens qui t'incendièrent, ta cadence se hâtant pour t'emporter jusqu'au salon. La silhouette de l'homme arborait une silencieuse pétrification face à ces immenses fenêtres parées de rideaux constellés de broderies, ses paumes avachies l'une sur l'autre opprimant le creux de ses reins avec distinction. Ses iris flagellaient le panorama offert par les vastes lucarnes vitrées de leur ineffable contemplation, ses pensées sans aucun doute effervescentes de réflexions, la décision des marieuses se muant en atrocité au coeur de son esprit.  

Vous avez demandé à me voir, Père ?

J'ai une importante nouvelle à t'annoncer mon fils. Une nouvelle qui ne nous enchante guère à vrai dire ta mère et moi ... L'épée de Damoclès des marieuses s'est abattue sur nous, un répugnant coup de sort si je puis me permettre. Nous savons qui est ta promise. Il s'agit de Nephtys, l'une des princesses de cette odieuse famille des Jaafari.

Tu savais pertinemment que l'escapade aux fiançailles n'était qu'une divine, délectable utopie et pourtant, une déglutition engorgée de fureur cascada lascivement le long de ta gorge, l'agacement se déchaînant au creux de tes entrailles tant ta liberté était une irrésistible amante que tu ne pouvais délaisser. Délice ayant trop longtemps assujetti ton existence pour lequel tu compterais plier le genoux jusqu'au tombeau malgré cette union t'aliénant à une belle. Princesse nullement adulée de ton choix personnel qui serait subtilement balafrée de la noirceur de tes desseins. Poupée orientale que tu userais de tes fallacieux charmes princiers pour te galvaniser d'une myriade de révélations à l'égard des Jaafari tandis que tes élans de liberté t'éclipseraient de ses côtés, désirs qui seraient secrètement réalisés. Une truculente aubaine qui égaya tes lippes d'un rictus suintant d'une effrayante satisfaction avant que quelques paroles ne furent balbutiées.

Ce n'est qu'une relation d'animosité qui unit notre famille aux Jaafari mais voyez cela comme une opportunité en or. Nous pourrions découvrir bon nombre de leurs non dits si j'use de mes charmes et de ma proximité avec ma fiancée. Elle finira peut-être à laisser s'échapper un secret ou deux. Vous avez après tout certainement cette même intuition que moi envers eux. Ils arborent une façade beaucoup trop parfaite pour ne pas dissimuler des actions compromettantes ...

J'avais déjà envisagé de te demander d'utiliser cette alliance forcée à notre avantage. Fais comme il te plaira mais ne mets en danger sous aucun prétexte notre branche. Ne le sommes déjà assez avec votre sang mêlé. Maintenant, va mon fils, va faire preuve de bienséance auprès de ta promise. Je leur ai déjà informé de ton arrivée en fin d'après-midi. Ta monture est également prête.

Flot de paroles qui émergèrent des vibrances de ses cordes vocales, ses courbes n'ayant pas une seule fois tangué dans ta direction.

Bien, Père. Je pars en route sur le champ. Je reviendrai sans aucun doute tardivement une fois la nuit tombée.

Le crâne de l'homme s'affaissa fugacement d'un acquiescement et ta silhouette carillonna à travers les couloirs pour s'extirper des entrailles marbrées du château au terme d'une nouvelle toilette et d'accoutrements changés. Ta botte inonda l'étrier de sa présence et tes courbes se propulsèrent à travers les airs pour fièrement trôner sur un lactescent étalon à la crinière sublimée d'ondulations. Un royal frison qui annonça l'avènement de sa fervente cavalerie à travers les forêts d'un élégant cabré. Ardent galop qui s'éternisa sur quelques heures jusqu'aux limites de la spring court que tu trépassas nonchalamment, les sabots de ta monture imprégnant le sol boisé d'évanescentes empreintes le long de son sillage. Et lorsque l'imposant palais asphyxié de floraux ornements s'exhiba à tes prunelles, tu estropias la bête d'un vivace claquement de tes reines, embrasant sa cadence qui s'effrita au bord d'un immense portail encadré de gardes. Hargneuse protection destinée à dissuader les malsaines existences de déflagrer leurs maux à l'encontre de la famille noble du fief. Ferreuses barrières qui pâlirent à la vue de cette aveuglante couronne d'or massif sublimée de fins joyaux sertissant ton crâne, s'écartelant presque férocement sur ton passage, les sabots de la bête saccadant désormais les allées du martèlement de leurs fers.

Les valets t'accueillirent, ta monture soigneusement conduite aux écuries tandis que les révérences fleurirent à ton égard. Politesse distinguée qui s'agrémenta d'une invitation à t'insinuer au creux du château des Jaafari. Lorsque ses gigantesques portes s'entrouvrirent lentement, de féminins traits faciaux te jaillirent au visage, ta dulcinée ayant eu l'amabilité d'embrasser ton arrivée de sa présence à l'entrée même de son exubérante demeure.

Bonsoir ma chère. Je vous remercie de votre hospitalité.

Effusives balivernes s'écoulant d'entre tes lèvres et auréolées d'une souriante et charmante esquisse tandis que tes arabesques s'engouffrèrent au sein du vaste hall. Son offrande dermique fut gracieusement emparée de ta paume, tes badigoinces se fracassant doucereusement contre son dos en un baiser suintant de chasteté.

Le plaisir est partagé. Naturellement, je vous laisse la grâce de m'y conduire.

Fallacieuse plénitude enrobant ce flamboyant agacement se repaissant avidement de tes tripes tandis que ton bras lui fut généreusement présenté. Carne offerte en support, destinée à accompagner son propre membre tandis que sa longue robe cendré vivifiée de dentelles s'harmonisait silencieusement à l'abyssal charbonneux revêtant tes accoutrements princiers, parsemés de quelques motifs dorés.

@Nephtys Jaafari FT. Cendre || ♡♡♡








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Nephtys Jaafari
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— allégeance : LES JAAFARI. | la fortune, les beaux bijoux et... le poison, l'envie irrémédiable de tout contrôler, le besoin de tout contrôler. une soif de pouvoirs qui ne finit jamais de couler dans ses veines. un profond amour pour sa famille qui ne s'en fini plus de grandir.
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— 06.11.18 11:09 —



(centhys)
CHAINED HANDS.

Elle avait l’habitude de danser, laisser ses pieds cogner durement contre le sol de marbre, se fichant des échos, ne pensant qu’à cette liberté fougueuse qu’elle aimait dévorer à pleines dents. Elle avait l’habitude de rire sous les branches fleurissantes, un rire qui tapait contre les murs, qui résonnaient à travers toute la cour du printemps. Il était beau son rire, un peu trop cristallin peut être, mais il avait le mérite d’entraîner celui des siens. Elle a toujours été noire, sombre, emplie de mille et un secrets à cacher. Pourtant, rien n’était pareil une fois les murs de fleurs passés, l’odeur des roses la prenant presque à la gorge. Aujourd’hui, elle attrape le bras d’un inconnu en s’avançant dans l’allée comme si elle n’était pas chez elle, comme si elle n’avait pas déambulée ici de si nombreuses fois qu’elle en aurait perdu le sens de l’orientation. Aujourd’hui, elle est trop droite, trop cérémonieuse, il ne reste rien de la gamine aux sourires charmeurs, il n’y a qu’une enfant se prenant pour adulte, le dos trop droit pour que cela soit naturel. Avant même de quitter ces lieux, elle ne s’y sent plus chez elle, le bras accroché à celui d’un Beauchamps. Elle aurait presque les larmes au bord des yeux si elle n’était pas si douée pour cacher ses émotions. Sur son visage, la froideur pâle, la glace, elle qui n’a toujours aimé que le soleil.  

Les mots s’enchaînent, et elle a peur. Une peur qui lui prend aux tripes, une peur qui la cloue sur place. Irrationnelle et pourtant compréhensible, elle a peur de ne plus se sentir chez elle auprès des siens, elle a peur d’intégrer un palais qu’elle ne connaît pas, elle a peur de finir chez les « coincés du cul » comme dirait si gracieusement Shaz. Shahrzad, une Jaafari devenue une Beauchamps. Celle qui avait l’audace au creux de la main, qui se l’ai vu réduite en poussière en quittant cette vie d'évasion pour rentrer dans le moule. Elle ne veut pas de ça, et pourtant, elle n’a pas le choix. Les marieuses ont parlé, trop fort, trop vite. Les choses se sont enchaînés, incapables de ralentir.

« Installez-vous, je vous en prie. » Elle prend place sur une des chaises molletonnées qui se trouve en face de lui. Elle ne voit plus rien à l’horizon que son visage, encore enfantin, reflétant une petite maturité. Vision qui la ramène une nouvelle fois à la réalité: son horizon, son futur, étroitement lié à cet homme. Elle ne peut s’empêcher d’apercevoir son reflet dans ses yeux chocolat. Elle a l’air aussi jeune que lui, aussi inexpérimentée. Elle secoue imperceptiblement sa tête. « Je pense qu’il est de circonstance d’abandonner toutes ses convenances un instant, et de nous appeler tout simplement par nos prénoms, si vous le permettez ? Notre destin est dorénavant lié à jamais, ne serait-il pas mieux de se détendre un peu ? » Elle n’a plus aucune envie de jouer la femme parfaite aux ordres de son futur époux, celle qui le complimente, qui l’observe en catimini. Elle est franche, trop, et les mots sortent de sa bouche sans qu’elle s’en rende compte. Elle a toujours détesté les nombreuses réceptions où tous les gosses de riches pavanaient leurs plus beaux vêtements et laissaient leur petit doigt un peu trop haut perché pour elle. Elle a toujours aimé se comporter comme une princesse, certes, mais elle n’en a jamais réellement été une. « Je pense qu’il est temps de parler… d’organisation, si je puis-dire. » L’organisation, un moyen de pallier à son envie de quitter rapidement la pièce et de ne jamais revenir. Elle imagine sa famille, la tête collée contre la porte, à attendre le moment où elle déborderait trop pour intervenir. Mais Nephtys a été bien élevé, une forteresse de dureté. Ne jamais faiblir, ne jamais laisser l’autre la toucher ou deviner les émotions qui s’enchaînaient en elle. Elle garde ce visage impassible, un léger sourire sur les lèvres. Un faux sourire de bien-être. Elle pense à Arza, à Sofia, à son frère qui ont toujours été des épaules solides pour la porter, elle la petite dernière, le joyau sur la couronne. Elle se rassure un peu en se disant que leurs liens fraternels ne seront jamais rompus, même si elle ne portera plus leur nom si oriental et doux à son oreille. Chez les Jaafari, ça a toujours été comme ça, les liens du sang avant tout le reste. « J’aimerais, si vous le permettez, ne pas quitter mon palais avant le dérouler de la cérémonie. J’ai appris qu’il était souvent de circonstance que la fiancée se déplace dans les appartements du futur époux afin de s’habituer à ses us et coutumes. » Elle marque une pause, appuie chaque mot presque sévèrement. « Sachez que j'apprécierais que ce ne soit pas mon cas. » Elle porte le verre en cristal qui se tenait devant elle à ses lèvres abusivement sombres. « Je pense être assez vive pour m’habituer à vous, après le mariage. Je souhaite garder ma liberté avant ce dernier. Les marieuses ont imposé leur choix, qu’il en soit ainsi, je donne le mien à présent et j’espère que vous n’y voyez aucun inconvénient. Nous aurons tout le loisir de nous retrouver pour converser et s'apprivoiser l'un l'autre. Je vous promet de rester à votre disposition. »
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— statut civil : Tes arabesques sont écrouées de ces répugnantes ( f i a n ç a i l l e s ), accablement insufflé de cette alliance étreignant les Beauchamps et les Jafaari. Indécentes manigances suintantes d'hypocrisie destinées à assouvir d'obscurs desseins tandis que ton palpitant écorché à vif de cette âpre réalité pulse à l'agonie à l'égard de la ( r é s i s t a n c e ). Une acrimonie insufflée de l'absolu des marieuses, estampillée d'une unique appellation, ( N e p h t y s ) qui jaillit amèrement d'entre tes lippes.
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La belle s'agglutina à ton écrin pulpeux mué en offrande à son égard et vos carnes outrageusement liées tanguèrent à travers ces couloirs trop asphyxiés de floraux ornements. Ils exsudaient cette fragrance si véhémente qu'elle saccadait indécemment tes narines. Opprimées de cette opulence de senteurs, la répugnance te balafra les tripes, la hâte de te galvaniser à nouveau de l'obscure quiétude de ton palais t'érodant les entrailles. Mais le voile truculent d'un cauteleux charme dont tu t'étais affublé ne se craquela point, ta silhouette creusant davantage et silencieusement le sillage de celle de la belle jusqu'à ce que vous vous engouffrâtes à l'intérieur d'une vaste pièce régie d'une véritable intimité. L'invitation à jouir du confort d'un des moelleux canapé sublimés de broderies ruissela d'entre les lippes de ta fiancée et tu t'avachis élégamment sur celui lui faisant face, tes iris chocolatés s'enlisant au creux de ceux de la jeune femme dont les dires émoulus de sévérité carillonnèrent à travers les airs.

Naturellement. Nous pouvons nous permettre ce genre de proximité dans l'intimité.

Une esquisse suintante d'une fallacieuse complaisance égaya tes lippes, davantage fébrile en revanche comparée aux précédentes que tu t'étais évertué à exhiber aux prunelles de la famille Jaafari, ta comédie maniée d'une drastique dextérité en public destinée à maintenir l'illusoire apparence sublimant et éclipsant la monstruosité de ton essence. La voix de la belle agrémenta une énième fois la pièce, arborant l'outrecuidance de formuler une requête qui aurait sans aucun doute éveillé la frustration et la susceptibilité de n'importe quel promis et pourtant, ce fut une ineffable satisfaction qui inonda ta carne, flamboyant jusqu'au bout de tes phalanges. Une délectation qui n'auréola point tes traits faciaux, un glacial blizzard s'étant épris d'eux, ton charme s'étant rudement aveuli dès lorsque l'intimité s'était adonnée à embrasser vos silhouettes. Ta comédie n'était plus contrainte à demeurer d'une truculente perfection, Nephtys n'éveillant aucun ressenti de menace en ton être, incapable de t'ébranler malgré l'âpreté de ses palabres se déversant d'entre ses lippes.

Sachez que je partage également votre désir de liberté et que votre requête pour le moins inattendue m'arrange plus que vous ne le croyez, d'autant plus que je suis en ce moment très occupé au camp royal et que je n'aurai par conséquent que très peu de temps à vous consacrer jusqu'au concordium. Vous serez en effet plus à l'aise à demeurer dans votre palais durant ce temps. Votre capacité d'adaptation m'enchante, il n'y a rien de plus appréciable qu'une épouse indépendante. Je viendrai par ailleurs moi-même en compagnie de ma garde personnelle vous chercher en carrosse lorsque le temps sera venu pour vous de loger au palais nocturne de ma famille, rassurez-vous.

La rudesse s'était plue à engorger chacun de tes dires. Torpillants marasmes qui s'écoulèrent glacialement d'entre tes lèvres, semblables à ces innombrables épées de Damoclès destinées à lui avouer subtilement que ton temps était une afféterie que tu ne désirais que peu savourer en sa compagnie, ta préférence ardemment encline à s'amouracher de ton devoir de fallacieux drüskelle, davantage à celui de shadow de la résistance dont les grondements déflagraient sourdement et incessamment dans l'ombre tandis que d'innombrables nobles, bourgeois et paysans assujettis des répugnants idéaux de la couronne s'abaissaient à se complaire au creux de la quotidienne banalité de leur insignifiante existence. La surprise de se heurter face à la froideur de ta légère amertume flagellerait peut-être Nephtys, ta crépitante passion à l'égard de la liberté également dévoilée à travers cette cauteleuse bienséance, quand bien même était elle épuisée comparée à celle arborée de tes courbes à l'entrée du palais.

Avez-vous d'autres attentes concernant le déroulement de nos fiançailles et de notre futur mariage, Nephtys ?

Une appellation dont les consonances furent vocalisée à travers un infime cinglant par tes soins, t'écorchant quelque peu la langue.

@Nephtys Jaafari FT. Cendre || ♡♡♡









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